Une fois encore les pilotes de l’OTAN ont été obligé de porter assistance à leurs homologues russes opérant à bord d’avions présentant de graves défauts techniques. Entre ce lundi 18 février et ce vendredi 22 février 2019 inclus les chasseurs engagés dans la mission de défense aérienne Baltic Air Policing ont du se porter au plus près de trois avions militaires russes différents. À chaque fois ils volaient en effet avec les transpondeurs défaillants aux limites des espaces aériens souverains des états baltes. Fort heureusement ils ont pu compter sur les pilotes allemands et polonais, ainsi bien sûr que leurs jets.

Si on avait l’esprit chagrin on pourrait aisément penser que les forces aériennes russes ont du mal avec les procédures internationales ou bien avec le fonctionnement des transpondeurs embarqués sur leurs avions mais non ça ne peut pas être ça. Toujours est-il qu’à trois reprises les Eurofighter EF2000 Typhoon allemands basés en Estonie et les Lockheed-Martin F-16C Fighting Falcon polonais basés eux en Lituanie ont été obligé de prendre les airs.

La première fois le lundi 18 février les avions de l’OTAN ont identifié un bimoteur à turbopropulseurs Antonov An-26 qui volaient tout éteint et qu’ils ont accompagné jusqu’aux limites de l’espace aérien de l’enclave russe de Kaliningrad. Durant une vingtaine de minutes l’avion-cargo était cerné par deux jets polonais.
Le surlendemain c’est un ravitailleur en vol Ilyushin Il-78 qui a son tour approchait de l’espace aérien souverain estonien transpondeur et radios hors service. Et cette fois-ci ce sont deux Typhoon allemands qui l’ont encadré jusqu’à la même enclave russe.

Mais le plus inquiétant a eu lieu le vendredi 22 février 2019 quand un écho rapide a été identifié et a nécessité son interception. Et là les pilotes de chasse allemands ont eu la surprise de se retrouver (quasiment) nez à nez avec un Sukhoi Su-30SM. Une fois encore aucune information sur l’avion mais au bout d’une dizaine de minutes le contrôle aérien letton a reçu un message du pilote russe qui lui aussi se dirigeait vers Kaliningrad. Le tout forcément sous l’escorte des Typhoon de la Luftwaffe.

Cette semaine agitée pour les pilotes de l’OTAN interroge sur l’état des avions russes, qui volent donc avec des équipements visiblement défaillants. Fort heureusement il semble que ces transpondeurs et radios n’apprécient juste pas l’espace aérien international puisque dès lors que les avions revenaient dans l’espace russe ces équipements se remettaient à fonctionner correctement. C’est fragile ces machines, on le comprend bien.

Photo © Reuters.

 

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7 COMMENTAIRES

  1. @ Wardog1
    Heureusement nos pilotes de l’OTAN sont très professionnels. J’ai en horreur l’emploi du mot gâchette au lieu du mot détente. « En effet, le terme gâchette, couramment utilisé dans plusieurs expressions populaires, est en fait un abus de langage. La gâchette (avec un â) est une des pièces internes constitutives du mécanisme de percussion des armes à feu et, de fait, elle est invisible. Elle est souvent confondue avec la queue de détente, pièce sur laquelle l’index appuie pour déclencher le tir. Pour faire feu, le tireur n’appuie donc pas sur la gâchette mais bien sur la détente (qui actionne la gâchette) ! » http://parler-francais.eklablog.com/gachette-detente-a5624065

    • Entièrement d’accord avec toi, c’est comme le terme Sniper que tout le monde utilise à tord et à travers pour désigner un fusil de précision alors que sniper désigne l’Homme pas l’arme.

      Au sujet des articles du genre « les russes ou chinois viol un espqce aerien souverain avant d’être accompagné par des jets dans leurs pays, » c’est bizarre de ne pas parler de l’autre point de vue, c’est à dire quand des avions de l’OTAN sont intercepté par du russe ou chinois ou autres. Ce qui, croyez le ou non arrive bien plus que vous ne l’imaginé.
      Je ne suis pas fervent des russes, chinois ou encore de l’OTAN, c’est juste que quand on parle de propagande russe ou chinoise on ne remarque même pas celle devant notre nez et bien de chez nous ou de nos voisin Otanien.

      • Le problème ce n’est pas de se balader à la limite de chez le voisin, ça tout le monde le fait et ça n’a rien d’interdit. Ce qui est plus « limite » c’est de voler tout éteint. Est-ce que les avions de l’OTAN et affiliés volent avec les transpondeurs coupés ? Si c’est le cas, alors ils ne valent pas mieux que les autres…

  2. Avec ces maneouvres hostiles, Poutine rend un fier service aux membres de l’OTAN en démontrant l’utilité de ce pacte de défense mutuelle… et incite probablement d’autres pays anciennement liés au bloc soviétique à se joindre à l’OTAN.

    • Peut-être encore plus qu’à l’OTAN c’est aux militants d’une défense commune européenne que la Russie rend service. À chaque fois que de tels vols ont lieu la question d’une force de défense européenne revient sur le devant de la scène. Or ceux-ci proposent désormais que l’UE assure ces missions seule, sans l’aval de l’OTAN et donc de Washington. Une mutualisation des ordres de décollage des avions de combat par l’Europe n’est pas inenvisageable. Pour autant les forces aériennes demeureraient des outils nationaux.

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