C’est un marché qui en dit long sur l’attachement des marins grecs au Sikorsky SH-60 Seahawk. Alors qu’elle possède déjà onze exemplaire de la version export S-70B-6 Aegean Hawk l’aéronavale grecque vient de lancer une procédure visant à acquérir quatre exemplaires de la version la plus moderne désignée MH-60R Seahawk. Il s’agit aussi pour elle de retirer du service ses sept Agusta-Bell AB-212ASW achetés entre la fin des années 1970 et le début des années 1980. Ces futurs hélicoptères seront en priorité appelés aux opérations de combat naval embarqué.

La décision d’acheter ces quatre Sikorsky MH-60R Seahawk plutôt que des hélicoptères de facture européenne est avant tout dictée par une volonté économique. Non pas que Lockheed-Martin, maison-mère de Sikorsky, commercialise ses machines moins chère qu’Airbus ou Leonardo mais simplement les Grecs cherchent encore et toujours des moyens de respecter les commandement économiques de la commission européenne, de la BCE, et du FMI. Or en rationalisant sa flotte d’hélicoptères de combat naval elle fait des économies.
Même si cela se fait au détriment des constructeurs européens cela permet aux marins grecs de disposer de nouveaux matériels efficaces.

Athènes entend finaliser sa commande cette année. Restera ensuite à ce que le Congrès américain donne son feu vert et que le Pentagone accepte ce marché au titre des FMS, les Foreign Military Sales. Ce qui ne devrait pas poser de gros problèmes, la Grèce étant un fidèle allié des États-Unis depuis des décennies. Les nouveaux hélicoptères sont attendus pour 2021-2022.
Outre l’US Navy ce sont l’Australie, la Corée du sud, le Danemark, la Malaisie, ou encore le Qatar qui ont également fait le choix de cette version high-tech du Seahawk.

Cette volonté grecque d’acheter des Sikorsky MH-60R Seahawk marque aussi la fin de carrière des vénérables Agusta-Bell AB-212ASW. Ces hélicoptères ont su remplir leur mission très efficacement. Actuellement ils servent pour des missions anti-sous-marines à bord des neuf frégates de classe Elli encore en dotation.
En fait hormis le vieillissement (naturel) des cellules c’est surtout l’incapacité des ces hélicoptères à emporter des missiles air-sol et antinavires légers qui précipite leur retrait du service. Pour mémoire les MH-60R peuvent emporter et tirer jusqu’à huit AGM-114 Hellfire.

Photo © US Navy

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