L’information a filtré fort discrètement la semaine dernière. Le Pentagone et l’avionneur Lockheed-Martin ont confirmé que le premier lot de six hélicoptères de transport présidentiel sera déclaré opérationnel d’ici deux ans, à l’été 2021. Les premières livraisons de Sikorsky VH-92A Superhawk de série sont attendues pour le début de l’année prochaine et devraient ensuite s’échelonner jusqu’au printemps 2021. Par la suite deux autres tranches de livraisons permettront en 2026 de disposer des vingt-trois machines commandées.

Comme pour les autres hélicoptères présidentiels c’est l’escadron HMX-1 Nighthawks de l’US Marines Corps qui mettra en œuvre ces vingt-trois Sikorsky VH-92A Superhawk. Dans un premier temps ils voleront aux côtés des plus anciens Sikorsky VH-3D Sea King et des plus récents VH-60N Whitehawk. Mais surtout très rapidement ils seront pour certains d’entre-eux affectés à la mission Marine One avec le président des États-Unis à leur bord.
Alors Donald Trump en 2021 ou pas Donald Trump ?

Et à partir de 2023 les douze VH-3D Sea King commenceront petit à petit à quitter le service. En 2026 quand le HMX-1 Nighthawks aura sa pleine dotation en VH-92A Superhawk tous auront quitté le service mais également sans doute les huit VH-60N Whitehawk. Pour autant les nouveaux hélicoptères ne seront pas les seules montures de l’unité, elle conservera encore ses douze Bell-Boeing MV-22B Osprey qui assurent les missions logistiques et le transport de personnels.

Selon les projections actuelles ces nouveaux hélicoptères devraient demeurer en service environ jusqu’en 2055-2060. Ce qui signifie que celui ou celle qui volera à son bord comme président(e) des États-Unis n’a actuellement sans doute pas encore entamé ses études universitaires. Pour mémoire des Sea King assurent les liaisons aériennes prioritaires des présidents américains depuis John Fitzgerald Kennedy… dont il transporta la dépouille après son assassinat à Dallas. Depuis tous les locataires du bureau ovale ont joui de ses attributs.
Les VH-60N Whitehawk sont eux bien plus récents puisque entrés en service en novembre 1988. Il se dit que Barack Obama préférait voler à leur bord car plus silencieux et rapides. Donald Trump de son côté n’a jamais caché son hostilité vis à vis de ces machines. Il a même essayé un temps d’utiliser des hélicoptères privés plutôt que la flotte officielle de l’US Marines Corps. Mais le protocole et la sécurité présidentielle l’ont rattrapé.

Photo © US Department of Defense.

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