Mieux vaut tard que jamais pourrait-on dire. Ce vendredi 5 juillet 2019 l’avionneur argentin FAdeA a officialisé la vente de deux jets d’entraînement IA 63 Pampa Phase 3 à la Fuerza Aérea Guatemalteca. Cette commande d’un montant d’environ vingt-cinq millions d’euros est la première du genre pour ce type d’avion hors Argentine. Elle a été rendue possible par une commande précédemment passée par la Fuerza Aérea Argentina.

En effet sans la commande étatique passée en février 2018 par l’aviation argentine jamais le constructeur FAdeA (abréviation de Fábrica Argentina de Aviones) n’aurait pu envisager cette première vente à l’export. Il aurait été techniquement impossible d’envisager une relance de la chaîne d’assemblage pour seulement deux avions destinés au Guatemala.

Dans ce pays ces deux futurs IA 63 Pampa Phase 3 n’assureront aucun remplacement. Ils prendront une place laissée vacante depuis de nombreuses années par les Fouga CM.170 Magister et les Lockheed T-33 T-Bird. En effet depuis une dizaine d’années la Fuerza Aérea Guatemalteca ne possédait plus de jets d’entraînement. Les jeunes pilotes formés sur ENAER T-35 Pillán étaient jusque là directement envoyés ensuite sur avions d’armes : Pilatus PC-7 Turbo Trainer et Cessna A-37B Dragonfly. Une transformation opérationnelle considérée comme un peu rude, à l’origine de plusieurs accidents mortels, notamment sur PC-7.

Ces deux jets d’entraînement seront livrés dans le courant de l’année prochaine. D’ores et déjà le gouvernement guatémaltèque a annoncé son intention de placer une option sur deux avions supplémentaires. En effet la puissance offensive des IA 63 Pampa Phase 3 pourrait permettre qu’ils remplacent à terme les A-37B Dragonfly vieillissant.

Il aura donc fallu attendre trente-et-un ans depuis son entrée en service dans la Fuerza Aérea Argentina pour voir cet avion vendu à l’export. Pourtant ce n’est pas faute que la FMA puis la FAdeA aient misés sur des marchés qui se sont tous révélés infructueux. L’un des pays jadis les plus intéressés fut la Bolivie, qui finalement s’est tournée vers le Hongdu JL-8 chinois réputé moins onéreux et au moins aussi fiable. Il s’agissait alors d’un marché pour six avions.
Dorénavant la FAdeA ne cache plus ses intentions de vendre de nouveaux de tels avions, visant notamment le marché africain.

Photo © ministère argentin de la défense.

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1 COMMENTAIRE

  1. De loin il ressemble presque trait pour trait à un Alphajet. Le fait que les ingénieurs de Dornier fassent partis de sa conception ne doit pas y être étranger.

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