L’Armée de l’Air est aujourd’hui une des très rares forces aériennes en Europe capable de mener une telle manœuvre sur son propre sol. Du lundi 1er au vendredi 12 juillet 2019 inclus la Base Aérienne 118 de Mont-de-Marsan accueille l’édition 2019 de Garuda. Cet exercice permet aux pilotes français et indiens d’inter-opérer les uns avec les autres, et donc à leurs avions de voler dans les conditions en vigueur dans un pays de l’OTAN. Une occasion unique aussi de voir nos avions voler aux côtés de machines de facture russe.

De ce fait sept avions de l’Indian Air Force ont élu domicile dans les Landes. Il s’agit de quatre chasseurs biréacteurs Sukhoi Su-30MKI Flanker-H, de deux avions-cargos Boeing C-17A Globemaster III, et d’un ravitailleur en vol Ilyushin Il-78MKI Midas. Un déploiement qui ne passe pas inaperçu sur le tarmac de la Base Aérienne 118 de Mont-de-Marsan.

«En face» l’Armée de l’Air, jouant à domicile, a su mettre le paquet ! Si les Dassault Aviation Rafale F3 sont là pour opérer aux côtés des avions indiens d’autres jouent le rôle de plastrons volants. C’est le cas des Dassault Aviation Mirage 2000RDI qui assurent le rôle d’Agressors ou bien encore des Dassault-Breguet / Dornier Alpha Jet E.
Afin d’assurer une parfaite cohésion en vol un Boeing E-3F SDA a été affecté temporairement à l’exercice, même s’il continue d’opérer depuis la Base Aérienne 702 d’Avord. Enfin les antédiluviens Boeing C-135FR participent également, jouant les nounous pour les pilotes français et indiens en ravitaillant en vol leurs jets de combat.

Passé l’aspect exotique de la chose Garuda 2019 est surtout l’occasion pour les pilotes indiens de se frotter de près au Rafale, une machine qu’ils recevront dans quelques mois. Au sein de l’Indian Air Force le biréacteur français sera réservé à l’élite des pilotes. Surtout ils peuvent opérer dans un environnement type OTAN, finalement pas si éloigné du leur. Pour leurs homologues français c’est aussi l’occasion de voler au plus près d’avions très proches de ceux qu’ils pourraient rencontrer lors de la mission Baltic Air Policing dans les pays baltes.
Les interceptions de chasseurs Sukhoi y sont fréquentes, même s’il ne s’agit pas toujours de Su-30.

Cette série de manœuvres aériennes a également été l’occasion de quelques selfies assez sympas pour les pilotes français et indiens. Ainsi un de nos aviateur a pu voler en place arrière sur Su-30MKI tandis qu’un pilote indien prenait place à bord d’un Rafale B. Et à chaque fois le smartphone n’était pas bien loin permettant d’immortaliser l’évènement. Ça n’arrive pas souvent dans la carrière d’un militaire de voler sur un avion d’une puissance alliée.

Formation assez inhabituelle au-dessus de la campagne française.

À la fin de la semaine les sept avions indiens repartiront comme ils sont venus, par les airs. Un transit aérien d’une dizaine d’heures nécessitant plusieurs ravitaillement en vol pour les gourmands chasseurs de facture russe. L’année prochaine ce sera aux Français de se rendre en Inde, il en est ainsi à chaque édition de Garuda : un coup chez l’un un coup chez l’autre.

Photos © Armée de l’Air.

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5 COMMENTAIRES

    • Marcel Dassault a toujours préféré les petits avions qui se vendent bien comme il disait. Les mirage G G4 G8 annulés, le Mirage F2 annulé au profit du F1, le Mirage 4000 annulé au profit du 2000.

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