Est-ce le début d’une loi des séries pour les chasseurs furtifs américains ? Ce mardi 19 mai 2020 un chasseur de nouvelle génération Lockheed-Martin F-35A Lightning II appartenant à l’US Air Force s’est crashé sur la base aérienne d’Eglin en Floride. L’avion revenait d’une mission d’entraînement de nuit quand pour une raison encore inconnue le pilote a été obligé de s’éjecter. Il s’agit du quatrième accident d’un avion de ce type, et du troisième sous la cocarde américaine.

Il était environ 21 heures 30 quand l’avion du 58th Fighter Squadron approcha de la piste d’Eglin AFB. Le Lockheed-Martin F-35A Lightning II était en phase d’atterrissage. Il descendait rapidement quand pour une raison encore non élucidée l’avion s’est mis à vibrer. Le pilote a tenté de reprendre le contrôle mais n’a pas réussi. Au bout de quelques secondes il a décidé d’actionner l’éjection de son siège. Celle-ci s’est déroulée sans problème et le pilote est redescendu sous voile jusqu’au sol.

L’officier de l’US Air Force a été pris en charge par une équipe médicale de la base. Ses jours ne sont pas en danger, il ne souffre que de contusions légères.
De leur côté les équipes de sécurité du Pentagone ont placé la zone de l’écrasement sous étroite surveillance. Des experts aéronautiques et des enquêteurs sont attendus, ainsi que des représentants de Lockheed-Martin. L’avionneur prend toujours très au sérieux les accidents sur F-35 Lightning II.

Sur la version terrestre F-35A Lightning II c’est le quatrième accident impliquant une perte de l’avion, et le troisième concernant l’US Air Force. Les deux précédents avaient eu lieu en juin 2014 et août 2018 et concernaient déjà des avions basés à Eglin AFB. Il faut dire que cette base abrite le 33rd Fighter Wing  de l’Air Education & Training Command. Le 58th Fighter Squadron en dépend directement. Dans ces deux cas antérieurs le pilote avait déjà réussi à s’éjecter sans dommage.
Le seul accident mortel d’un F-35A concerne un avion japonais en avril 2019. Le pilote avait été perdu en mer.

C’est également, et cela n’a pas échappé aux médias américains, le second accident d’un avion furtif à Eglin AFB. Ce vendredi 15 mai 2020 au matin un Lockheed-Martin F-22A Raptor s’était lui aussi écrasé lors d’un vol d’entraînement.
En attendant de plus amples nouvelles le Pentagone a décidé de suspendre tous les vols d’entraînement de F-35A du 58th Fighter Squadron jusqu’au début de la semaine prochaine. C’est une mesure purement de précaution et non forcément conservatoire.

Photo © US Air Force.

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11 COMMENTAIRES

  1. Vérité de La Palice: un avion de combat biréacteur sera toujours plus sécuritaire qu’un monoréacteur. Heureusement pas de décès cette fois ci.

  2. Il semblerait que le dernier-né de Lockheed-Martin ait encore des soucis de jeunesse… Heureusement, rien de grave pour le pilote, au contraire du cas japonais dont vous parlez dans l’article.

    • Rien pour l’instant ne permet de mettre en avant l’avion en lui-même ou sa conception. L’entretien de l’appareil peut aussi avoir été mal fait. Ce sera aux enquêteurs de le dire. 😉

  3. Le pilote est sauf et c’est le principal, en espérant que LM pourra identifier le problème et le résoudre. Tant que les avions voleront il y en a malheureusement qui finiront par tomber.

  4. Bonjour,
    Je lis régulièrement sur votre site des informations concernant des crashs. Indépendamment du type d’avion, de la nationalité du pilote et d’autres critères d’ailleurs, je suis toujours surpris par le fait que les pilotes qui s’éjectent présentent toujours des blessures plus ou moins graves voire des décès. D’où mes questions ( certainement bêtes aux yeux de certains – je suis un passionné d’aviation mais pas aussi pointus que nombre d’entre-vous ): les siègent éjectables ne sont-ils pas sûrs? Comment sont causées ces blessures?

    • En fait la technologie du siège éjectable est parfaitement sûre Joseph. Les blessures sont souvent occasionnés lors de la redescente sous voile du pilote ou bien plus rarement quand le siège s’extrait de l’avion en péril. Il faut savoir que lors d’une éjection le corps est soumis à un nombre de G très important, et cela peut provoquer des blessures. Et parfois plus rarement des décès. L’éjection sauve la vie mais cela n’est pas sans conséquence pour le pilote. J’espère que mon explication aura été assez claire pour vous. 🙂

    • Ou dans le cas des snowbirds, les sièges éjectables d’anciennes génération n’étaient pas 0/0 et comme l’avion était à la fois bas et en piqué, ça ne c’est pas bien passé.

  5. L’éjection des pilotes en détresse fonctionne à merveille mais le hic est à quel endroit le corps du pilote heurtera le sol…La vidéo du crash du Tutor canadien prouve le bon fonctionnement des sièges éjectables. Malheureusement les 2 membres d’équipage ont atterri sur les toits de maisons familiales.

  6. Sur la 1ere génération de F104, l’éjection se faisait par en dessous de sorte que le pilote devait se mettre sur le dos pour s’éjecter sinon ……… Quelle galère !

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