On va vraiment finir par penser que le manque de professionnalisme et l’agressivité injustifiée sont les marques de fabrique de la chasse russe. Ce samedi 28 novembre 2020 l’équipage d’un avion de reconnaissance Boeing RC-135W Rivet Joint de l’US Air Force a été intercepté au-dessus des eaux de la Mer Noire alors qu’il évoluait dans le cadre d’une mission au profit des forces de l’OTAN. Les pilotes des deux chasseurs Sukhoi Su-27 russes se sont montrés particulièrement menaçants, multipliant les vols très rapprochés vis à vis du quadriréacteur américain. Ce dernier surveillait les mouvements de troupes russes dans la province ukrainienne de Crimée sous occupation illégale depuis 2014.

Le Boeing RC-135W Rivet Joint se trouvait au large de la station balnéaire ukrainienne de Tchernomorsk quand son équipage a découvert l’approche de deux aéronefs évoluant à grande vitesse depuis le territoire de Crimée. Il ne faisait aucun doute qu’il s’agissait de deux chasseurs russes ayant décollé d’une base de cette province d’Ukraine occupée depuis un peu plus de six ans par les forces armées et aériennes russes.
Rapidement les militaires américains ont identifié leurs visiteurs : deux Sukhoi Su-27.

À la différence de l’avion américain les deux chasseurs russes évoluaient sans aucun signal d’identification, et hors de tous plans de vol. Ou s’ils en avaient eu un celui-ci n’avait pas été communiqué. Lorsqu’il fut intercepté l’avion américain évoluait dans l’espace aérien international, à plusieurs centaines de kilomètres de l’espace aérien russe et quelques dizaines de celui de l’Ukraine. La chasse russe cherchait donc clairement à menacer l’équipage américain qui s’approchait sans doute trop de Crimée.

Lors de leur manœuvre d’interception les deux avions de combat frappés des marquages de nationalité russe ont volé très près de l’avion américain. À moins d’être des gros nuls ils ne pouvaient pas ignorer que le RC-135W Rivet Joint n’est en rien un bombardier ou un avion de reconnaissance maritime. C’est un avion-espion, donc totalement désarmé, et ne présentant aucune menace pour leur sécurité. Alors pourquoi jouer ainsi aux cowboys en évoluant à moins de dix mètres de l’avion américain ? Les pilotes russes cherchaient t-ils l’incident ?

Cela pourrait passer inaperçu si de telles opérations n’étaient pas régulières pour la chasse russe en Mer Noire. Et à chaque fois les avions de l’OTAN agissent dans l’espace aérien international, à bonne distance des côtes ou de l’espace souverain russe.
Il est bon de rappeler que la Bulgarie, la Roumanie, et la Turquie, toutes trois baignées par la Mer Noire sont membres de l’alliance Atlantique. Les aéronefs de ses forces ont donc toute légitimité pour s’y trouver. Le destroyer américain USS Donald Cook assure d’ailleurs actuellement une patrouille de souveraineté sur ses eaux.

Photo © US Department of Defense.

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6 COMMENTAIRES

  1. pourquoi sont ils aussi bourrin dans leurs interception? bah c’est très simple en fait. y’a tout ce que la russie fait de mieux en matière d’éléctronique dans la région. c’est pas plus bête que ça

  2. L’agressivité est la marque de fabrique des faibles! Si la Russie joue les « gros bras » c’est qu’elle a des choses à dissimuler, à commencer par un mensonge éhonté sur le nombre de victimes du Covid-19 7 fois plus important que celui officiellement déclaré et l’état réel de ses forces armées. De plus des rumeurs sur l’état de santé de Vladimir Poutine se font de lus en plus insistantes.. Si les russes se sentaient si puissants , ils n’auraient pas besoin de toutes ces démonstrations de force. Or en politique extérieure tout ne va pas pour le mieux. Bachar El Asad est un « allié » encombrant que les russes n’arrivent pas à contrôler., l’EI est toujours aussi active, Erdogan est en opposition ouverte contre lui, le prix du baril de pétrole stagne ainsi que celui du mètre cube de gaz, exportations ( et sources de devises) essentielles pour la Russie qui n’a pas d’industrie digne de ce nom. .Non, tout ne va pas bien dans le meilleur des mondes chez le tsar Poutine.

  3. Bonjour,
    Je suis très surpris pas votre écrit dont je reprends le texte ci dessous et place entre guillemets ce q.ui me choque
    À la différence de l’avion américain les deux chasseurs russes évoluaient sans aucun signal d’identification, et «  » »hors de tous plans de vol. Ou s’ils en avaient eu un celui-ci n’avait pas été communiqué. » » » » »
    1 Connaissez-vous les différents régimes de vol des avions de combat des armées russe en dehors des standards OACI ( IFR et VFR)? Si oui, je suis preneur!
    2 Etes vous certain que dans le cas d’une mission d’interception ( déclenchée sur « scramble » ) il y a rédaction et communication d’un PLN aux différents utilisateurs et services de contrôle de l’espace aérien concerné ?
    Merci de votre réponse.
    Cordialement

  4. Alalala le petit Arnaud à encore frappé. Toujours aussi peu professionnel et toujours aussi peu objectif.
    Si la Russie aime les manœuvres d’intimidation il semble que cette fois ci cela ne soit pas le cas. Certains disent « dans le strict respect des règles internationales  » allez savoir.
    Ce qui est sur c’est qu’un rc135 fait de la reconnaissance et donc la Russie n’a pas attendu qu’il passe la frontière pour l’intercepter.
    Les américains en aurait fait tout autant !
    Mais voilà un article encore et encore largement transformé à votre petite sauce personnelle.
    Bref c’est sans regret que je quitte ce site digne d’un tabloïd aérien.

    • Si vous aviez lu l’article, et non uniquement les premières lignes, vous auriez vu que l’avion américain n’espionnait pas la Russie mais surveillait les agitations de l’armée russe dans le territoire ukrainien de Crimée qu’elle occupe illégalement depuis près de sept ans. Mais bon vous préférez garder vos œillères. Ce sera donc avec joie qu’on se passera de votre lectorat.
      Cordialement Bob. 🙂

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