Ses passagers n’ont pas intérêt à être sujets au mal des transports. Depuis la mi-janvier la compagnie aérienne Singapore Airlines exploite une liaison sans escale entre Singapour et New York d’une durée de dix-neuf heures. Pour cela elle a recours à ses fameux Airbus A350-900ULR dont elle est la compagnie de lancement. Un vol qui se fait dans un niveau de confort maximum, même en classe éco.

Pour réaliser ce vol les Airbus A350-900ULR ont été spécialement aménagés. Ils ne transportent «que» 161 passagers quand les A350-900 lambdas de Singapore Airlines sont aménagés pour un total allant de 253 à 303 places. Soixante-sept passagers sont en classe affaire, avec un luxe digne des meilleurs jets d’affaire, tandis que les quatre-vingt-quatorze passagers restants sont eux dans une classé éco qualifiée de premium. Une classe éco avec des sièges en cuir, des écrans de treize pouces pour chaque passagers, et beaucoup plus de places que sur un vol classique. Les passagers sont donc bichonnés avec notamment un éclairage adapté aux vols longues durées et une alimentation des plus raffinées, concoctée par un chef étoilé. Les dits passagers passent tout de même l’équivalent d’un peu plus d’un tour et demi d’horloge à bord du biréacteur.

Pour l’équipage aussi tout est prévu. Les personnels navigants commerciaux disposent d’un habitacle de repos permettant des siestes ou de vrais temps pour eux. Deux équipages de deux pilotes se relèvent à bord, et eux aussi possèdent leurs propres couchettes. Une cuisine leur est même dédiée avec salle d’eau et de douche.

Avant d’inaugurer ce 18 janvier 2021 la liaison aérienne directe Singapour New York la compagnie aérienne s’était essayée avec une Singapour Newark d’une durée de dix-huit heures. Malheureusement les clients d’affaire regrettaient que l’aéroport de cette ville soit trop distant de Manhattan pour le rendre réellement efficace. Beaucoup perdaient du temps en taxi ou même en hélicoptère. New York City était donc nécessaire.

Aujourd’hui l’Airbus A350-900ULR est le seul avion de ligne biréacteur adapté pour des liaisons commerciales de 15500 à 16500 kilomètres. Boeing se prépare cependant à la riposte avec son futur 777-8 qui est annoncé avec un rayon d’action de 16150 kilomètres pour une capacité dépassant les 300 places.
L’ère des Airbus A340-600, Boeing 747SP et 747-400 qui atteignaient les 10 à 15000 kilomètres sur quatre réacteurs semble désormais bien lointaine. Le ciel appartient définitivement aux biréacteurs.

Photo © John Boulin.

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7 COMMENTAIRES

  1. Mauvaise pub pour les 777 dommage pourtant un très bel avion je pense que c’est un vice de jeunesse, perdre un réacteur, aller soyons optimiste Boeing rebondira

    • Une fois encore L’huillier vous commentez à côté de la plaque. Il n’est nullement question de Boeing 777 mais d’Airbus A350. Vous savez que ce sont deux modèles d’avions très différents ?

  2. Oui oui j’ai bien lu, merci mais vous faites référence au 777 si je ne me trompe, après je ne veux pas polimiquer, juste faire une référence à l actualité,

    • Oui mais vous êtes juste, une fois encore, hors sujet. L’article ne concerne en rien l’actualité d’un 777 aux États-Unis mais celle de l’A350 à Singapour.

  3. Bonsoir,
    Question de qq1 qui n’est pas un spécialiste:
    Pourquoi ne pas avoir utilisé un A350-1000? quelles sont les différences avec l’A350-900ULR?

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