La partie orientale de l’océan Pacifique est plus que jamais dans le collimateur des forces alliées. Ce mercredi 10 février 2021 le porte-aéronefs USS America a pénétré les eaux de la Mer de Chine Orientale pour une mission de plusieurs jours. Le bâtiment et ses aéronefs embarqués vont notamment participer à un exercice bilatéral avec la Kaijō Jieitai. La marine japonaise pourra ainsi voir ses hélicoptères apponter sur le pont d’envol du navire de l’US Navy.

Bell UH-1Y Venom basé à bord de l’USS America. Remarquez son panier à roquettes sur le flanc et son FLIR sous le nez.

À bord du porte-aéronefs USS America on trouve une partie du nec plus ultra de l’aéronavale américaine. Des chasseurs furtifs F-35B Lightning II bien entendu mais également des avions de transport MV-22B Osprey, des hélicoptères d’appui tactique AH-1Z Viper, des hélicoptères de combat maritime MH-60R Seahawk, et des hélicoptères de transport UH-1Y Venom et CH-53E Super Stallion. Autant dire de quoi largement permettre aux forces américaines d’imposer leur point de vue. Et dans la région ce n’est pas une mince affaire.

Car la Mer de Chine Orientale est bordée par quatre pays : Chine, Corée du sud, Japon, et Taïwan. Si les trois derniers sont des alliés notoires des États-Unis ce n’est évidemment pas le cas du premier de ces pays. Et même si l’USS America demeure dans les eaux internationales ou dans celles de ses partenaires Pékin a d’ores et déjà critiqué la présence de ce porte-aéronefs. Ses avions et hélicoptères embarqués ne sortirons bien sûr à aucun moment de l’espace aérien international, sauf peut-être pour pénétrer celui du Japon. Il n’empêche qu’ils ne sont pas les bienvenus dans la zone aux yeux des Chinois.

Chasseurs furtifs Lockheed-Martin F-35B Lightning II, le poing armé de l’USS America. Son point fort aussi.

Le navire et ses aéronefs embarqués seront présents en Mer de Chine Orientale au moins jusqu’à la fin de la semaine. Outre les manœuvres aéronavales avec la Kaijō Jieitai l’USS America doit assurer une mission de sécurisation de la zone vis à vis des îles et îlots de l’archipel des Senkaku. Celle-ci est revendiquée autant par la Chine que par le Japon, et même assez fréquemment par Taïwan. La principale crainte américaine provient des gardes-cotes chinois qui ont depuis quelques jours maintenant le droit de prendre possessions de telles terres émergées. Jusque là seule la marine chinoise pouvait le faire.

Toujours aussi impressionnant Sikorsky CH-53E Super Stallion ici en action sur le pont d’envol de l’USS America.

Il est évident que des avions et hélicoptères frappés des marquages de l’US Marines Corps ou de l’US Navy seraient de véritables freins pour les Chinois dans leur tentation expansionniste aux Senkaku. Un frein tout relatif dans le sens où on imagine mal un pilote d’AH-1Z Viper ou de F-35B Lightning II américain ouvrir le feu contre un navire chinois. C’est de la diplomatie musclée en sommes.

Photos © US Navy.

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3 COMMENTAIRES

  1. Espérons que les pilotes de F-35 ne commettront pas d’erreur de pilotage par une mauvaise manipulation de leur écran tactile. !
    Un pilote de Lightning II a en effet déclaré au magasine d’aviation Hush-kit, que dans le cockpit, la manipulation de l’écran tactile était particulièrement délicate, et qu’il estimait à 20% les mauvaises manipulations qui devaient être rectifiées par un second appuis sur l’écran.
    Il se plaint également des informations qui apparaissent sur la visière de casque, et affirme qu’elles sont moins lisibles que celles qui étaient projetées sur les écrans HUD des F-18 et des Harrier. et qu’il préfère nettement ces anciens écrans aux projections sur la visière de casque du F-35.
    Ce pilote précise toutefois que l’appareil offre une perception globale de la situation sans commune mesure avec les précédents appareils.

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