Leonardo va développer un drone militaire à partir de l’hélicoptère AW009.

Le programme s’appelle officiellement Proteus et est crédité d’une enveloppe de 60 millions de livres sterlings. La Royal Navy a en effet charger l’hélicoptériste italien Leonardo, son principal fournisseur en voilures tournantes rappelons le, de lui développer un hélicoptère sans pilote. Spécialisé dans la reconnaissance maritime et la lutte anti-sous-marine ce futur drone devra voler d’ici trois ans et entrer en service actif avant la fin de la décennie. Pour autant l’amirauté britannique est restée très vague sur le nombre d’exemplaires qu’elle compte acquérir à terme.

La Royal Navy a d’abord longuement envisagé d’acquérir des machines existant déjà sur le marché. On a alors parlé de trois machines : l’Airbus Helicopters VSR700 européen, le Northrop Grumman MQ-8B Fire Scout américain, et le Saab Skeldar V-200 suédois. Finalement elle a décidé d’aller vers la voie la plus longue, la plus compliquée aussi : faire développer par une entreprise tiers un drone à voilure tournante de nouvelle génération.
Le choix était alors logiquement de se tourner vers Leonardo, la maison mère de l’hélicoptériste Agusta-Westland.

Or ce dernier envisageait depuis plusieurs mois déjà de se lancer sur un tel programme. Le développement du Proteus est donc idéal pour lui. Et comme le MQ-8B Fire Scout dérive du Schweizer S-333 et le MQ-8C Fire Scout II du Bell 407 le futur drone italien sera développer à partir d’un hélicoptère existant dans le catalogue de Leonardo : le monoturbine léger AW009.
Le cahier des charges de la Royal Navy prévoit l’emport d’une charge de 450 à 500 kilogrammes composée de bouées acoustiques, de marqueurs fumigènes, et même dans un second temps de charges de profondeurs. Le télépilotage devra se faire depuis le bâtiment d’embarquement du drone avec une autonomie espérée pouvant atteindre dix heures de vol.

Dans l’aviation polonaise le Leonardo AW009 est encore connu comme PZL SW-4 Puszczyk. Il y sert comme hélicoptère d’entraînement et de liaisons.

Une fois en service le Leonardo Proteus fonctionnera selon un schéma bien connu des marins britanniques : le hunter-killer. Celui-ci nous ramène à la Bataille de l’Atlantique quand des bombardiers torpilleurs suivaient les avions de reconnaissance maritime avec pour but de couler les sous-marins allemands. Cette fois le rôle du chasseur sera assuré par le drone et celui du tueur aux Merlin HM2 et aux Wildcat HMA2.

Pour mémoire Proteus, ou Protée en français, était un dieu de l’antiquité grecque. Fils de Poséidon il régnait à ses côtés sur les océans et était le protecteur de la faune marine.

Photos © Leonardo


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Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.
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