On sait bien qu’avec la Russie il faut faire très attention aux déclarations quand aux supposés futurs premiers vols. Depuis quelques semaines le géant UAC, maison mère de Sukhoi, annonce que le chasseur furtif Su-75 Checkmate réalisera son premier vol cette année ; désormais l’information a été affinée autour de ce premier semestre. Rappelons qu’actuellement aucun exemplaire n’a été vendu même si Moscou avance des contacts avec l’Algérie, l’Iran, et le Venezuela. Dans ce dernier cas il y a désormais toutes les chances que cela ne se fasse pas !
Ce qui est bien avec ce chasseur annoncé de 5ème génération c’est que la Russie n’a jamais autant communiqué sur un avion bien avant son premier vol. À croire que les propagandistes moscovites ont choisi de réitérer les erreurs faites avec le Sukhoi Su-57 Felon, et notamment sa supposée première intervention au Proche-Orient. Cela avait fait bidonné tout le monde ! Sauf les trolls… Même récemment ses actions de guerre en Ukraine n’ont impressionné aucun spécialiste. En fait le Su-57 n’est vraiment effrayant qu’à Hollywood dans «Top Gun : Maverick». Et encore.
Face à un Lockheed-Martin F-35 Lightning II omniprésent et à un Shenyang J-35 de plus en plus récurrent dans l’actualité la Russie a besoin de réaffirmer qu’elle existe et qu’elle aussi est capable de produire des chasseurs furtifs. Et cela devient urgent. D’où cette nécessité de communiquer à outrance autour du Su-75. Annoncer qu’il volera (théoriquement) avant l’été c’est démontrer deux choses.
Primo le prototype du Checkmate n’est pas prêt à voler en cette première quinzaine de janvier 2026. Et secundo rien ne permet de garantir qu’il le sera avant le 30 juin prochain, fin du premier semestre de l’année. Pas de quoi rassurer les futurs (hypothétiques ?) investisseurs de cet avion que dès le début Moscou a présenté comme avant tout dédié au marché international. Il se dit pourtant de plus en plus que le monoréacteur furtif de Sukhoi pourrait remplacer les plus vieux des MiG-29 Fulcrum dans les rangs de l’aviation de chasse russe.
Rappelons par ailleurs que Sukhoi a révélé l’an dernier avoir dérivé deux sous versions du Su-75. Une première est un biplace en tandem destiné notamment à la transformation opérationnelle, alors même que les concurrents américains et chinois préfèrent le recours à des simulateurs de vol, et la seconde un drone de combat possiblement collaboratif. On ignore l’avancée technique de leur développement respectif.
Affaire à suivre.
Vue d’artiste © agence Tass.
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