Il est appelé à prendre la relève des Falcon 50M Triton et Gardian dans la Marine Nationale. Cette semaine la Direction Générale de l’Armement et l’avionneur Dassault Aviation se sont essayés à un exercice conjoint de communication visuelle autour de l’Albatros, l’avion au cœur du programme AVISMAR. Et le résultat est mi-figue mi-raisin avec certes de jolies photos en vol mais au final peu d’informations nouvelles et surtout rien sur le livrée de ces biréacteurs quand ils seront opérationnels. On reste un peu sur notre faim.
Pour mémoire AVISMAR signifie Avions de Surveillances et d’Interventions Maritimes. C’est un acronyme qui indique que l’Albatros sera apte à terme de mener des missions de surveillance maritime et de police maritime. C’est donc un avion militaire mais pas un avion armé. Outil essentiel de la Marine Nationale pour les 40 années à venir il est aussi le seul programme novateur que l’avionneur clodoaldien puisse avoir auprès d’elle après s’être bien vautré à essayer de proposer un successeur aux actuels Dassault-Breguet ATL-2 Atlantique de patrouille maritime. Il faut dire que son évolution du Falcon 10X, qui n’avait alors pas encore volé comme prototype de jet d’affaire, était bien moins ambitieux que l’A321 MPA proposé par Airbus Defence.
Est-ce pour cela que Dassault Aviation en a dévoilé le moins possible autour de cet Albatros, hérité de son jet d’affaire à succès Falcon 2000 ? Impossible d’y répondre puisque la DGA aussi communiquait en même temps.
Tout juste sait-on que c’est l’Escadrille 10S, l’organe opérationnel du Centre d’Expérimentations Pratiques et de réception de l’Aéronautique navale ou CEPA, qui mène les essais depuis la livraison de ces deux avions fin juillet dernier. Ceux-ci ont évidemment lieu en Bretagne au sein de la BAN de Lann-Bihoué. Seront notamment testés le radar à antenne active Thales Searchmaster et la boule optronique Safran Euroflir 410, ainsi que leurs capacités à fonctionner toutes deux en redondance l’une vis-à-vis de l’autre. L’avion embarque également une chaîne SAR, pour Search And Rescue, largable en plein vol.
L’avionneur annonce un rayon d’action de 7400 kilomètres, soit très supérieur à celui de ses deux prédécesseurs. De l’ordre d’environ 25% de plus qu’un Triton triréacteur alors que l’Albatros est biréacteur.

L’ensemble des douze Dassault Aviation Albatros commandé sera assemblé à Mérignac, dans la même usine que le Rafale. Aux deux exemplaires déjà livrés un troisième est attendu avant Noël.
Affaire à suivre.
Photos © DGA
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2 réponses
Je ne comprends pas la politique suivie pour la lutte ASM. Un avion de patrouille parisienne sans aucune possibilité d’attaque sur sous-marin est aussi utile qu’un cerf-volant. Il ne remplacera certainement pas l’Atlantic 2.
Si vous lisez bien l’article ce n’est pas son rôle. Et c’est quoi une « patrouille parisienne » ?