C’est sans doute un des plus célèbres hélicoptères militaires américains de l’Histoire. Ce lundi 21 septembre 2026 le Boeing Vertol CH-47 Chinook fête les 65 ans de son premier vol. Initialement connu comme HC-1B puis rapidement devenu CH-47A il a su évoluer jusqu’à donner naissance à des versions de soutien aux forces spéciales ou encore de lutte contre les incendies de forêts. L’un d’entre eux a d’ailleurs aidé cette année à protéger les espaces naturels français.

En soixante-cinq ans le Boeing Vertol CH-47 Chinook a tout connu. De la chaleur tropicale et étouffante de l’Asie du Sud-Est durant la guerre du Vietnam à celle nettement plus sèche des déserts du Proche et du Moyen-Orient ou encore des montagnes d’Afghanistan ; et ce uniquement sous les marquages américains. Car en dehors de cela Britanniques et Canadiens l’ont engagé au Mali en soutien de la France ou de l’ONU, d’autres ont opéré dans l’Himalaya pour le compte des Indiens ou encore contre les groupuscules de pirates avec les Singapouriens. C’est simple dès lors qu’il faut déposer des troupes en nombre aux quatre coins du globe un Chinook n’est jamais bien loin.
Et tout commença donc par un premier vol survenu un jeudi 21 septembre 1961. Pas sûr que l’équipage d’essais de l’hélicoptériste pas plus que les techniciens de l’US Army ne se doutaient que soixante-cinq ans plus tard il serait toujours là. Et surtout qu’il serait encore en production. Et Boeing Vertol n’est pas le seul industriel à l’avoir assemblé. Meridionali en Italie fut le premier constructeur à en obtenir une licence, bientôt imitée par Kawasaki au Japon. Dans les deux cas il s’agissait aussi d’adapter l’hélicoptère birotor en tandem aux réalités italiennes et japonaises.
Aujourd’hui des Chinook militaires volent aussi bien en Arabie Saoudite, qu’en Australie, au Canada, qu’en Corée du Sud, qu’en Égypte, aux Émirats Arabes Unis, qu’en Espagne et en Grèce, qu’en Inde donc, qu’en Iran, qu’en Italie et au Japon cela va de soit, ou encore en Lybie et au Maroc, aux Pays-Bas, au Royaume Uni, à Singapour, à Taïwan, en Turquie, et bien sûr aux États-Unis ! Des exemplaires civils existent, certains ont même porté les couleurs prestigieuses de la NASA.

Alors un très joyeux anniversaire à celui que certains en France appellent encore, à tort, «la banane volante». À 65 ans la retraite n’est pas encore pour tout de suite.
Photos © Aviation Royale Canadienne, Koninklijke Luchtmacht, Service Département d’Incendies et de Secours de Charentes.
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Une réponse
Les bananes volantes, cela reste pour moi les birotors de Piaseki (H21 et HRP)