C’est ce qu’on appelle «partir la queue entre les jambes». Ce lundi 5 octobre 2026 l’Air Force Global Strike Command a officialisé que ses bombardiers stratégiques quittent RAF Fairford en Angleterre afin de rejoindre le territoire des États-Unis. Cette évacuation fait suite à l’attentat déjoué à proximité de cette base le dimanche 27 septembre dernier et pour lequel Scotland Yard et le MI6 enquêtent toujours. Boeing B-52H Stratofortress et Rockwell B-1B Lancer ont donc commencé leur retour au pays.
C’est loin d’être une information anecdotique. À sa fondation en 1948 le puissant et historique Strategic Air Command de l’US Air Force était déjà présent à RAF Fairford. Des bombardiers stratégiques américains aussi mythiques que le Boeing B-50 Superfortress, le Convair B-36 Peacemaker, ou encore le Boeing B-47 Stratojet ont volé depuis sa fameuse piste 09/27. Ces avions assuraient l’alerte nucléaire des États-Unis dans l’Europe d’après-guerre, celle où ni les Britanniques ni les Français n’avaient encore l’arme ultime de destruction massive
RAF Fairford figurait parmi les cibles prioritaires soviétiques dès les années 1950. Cela a été découvert lors de l’effondrement de l’URSS par des historiens américains et britanniques, dans les archives à Moscou. C’est dire l’importance de cette base dans le dispositif de l’US Air Force. Au fur et à mesure que le temps passait la base a gardé son importance, que ce soit pour frapper l’Irak en 1991 ou en 2003 autant que l’Afghanistan après le 11 septembre les B-52H Stratofortress et B-1B Lancer décollaient d’Angleterre.
Il y a quelques semaines encore ceux qui frappèrent l’Iran le firent depuis RAF Fairford.
C’est justement la guerre menée par les États-Unis et Israël contre le régime des mollahs qui semble être directement à l’origine de cette évacuation des bombardiers stratégiques de l’Air Force Global Strike Command. Certains disent même de cette fuite. La raison en est que c’est Téhéran qui est pointée du doigt après l’attentat avorté du dimanche 27 septembre 2026. Au moins deux fourgonnettes, voire trois, ont été identifiées et inspectées par les policiers de Sa Majesté. Le déminage est entré en action et plusieurs engins explosifs ont été désamorcés. Selon les médias britanniques (hors tabloïds bien sûr !!!) la quantité de matière explosive était suffisante pour raser une partie de la base de RAF Fairford ainsi que les habitations civiles aux alentours. Il y aurait eu des dizaines et des dizaines de victimes, surtout un dimanche matin quand les Britanniques sont à la maison.
Cette évacuation de RAF Fairford, à priori décidée au sommet de l’état fédéral américain, ne fait pas que des heureux outre-Atlantique. D’abord les bases de l’US Air Force ne sont pas forcément adaptés pour absorber les bombardiers en question ensuite certains (notamment dans le camp républicain) y voient une fuite en avant, un renoncement qui porterait la marque de Donald Trump. Le Président des États-Unis peut-il se payer le luxe de risquer la vie de ses militaires et de leurs familles en cas de nouvel attentat ?
Reste désormais à savoir si l’image de toute puissance de l’Air Force Global Strike Command, héritier du Strategic Air Command, ne sera pas écornée par cette évacuation «à la cloche de bois».
Affaire à suivre.
Photos © US Air Force
En savoir plus sur avionslegendaires.net
Subscribe to get the latest posts sent to your email.













