Et si Heyl Ha’Avir était la cliente de lancement du futur chasseur américain de 6ème génération ? C’est en tous cas ce qui semble se dessiner puisque l’état hébreu a échoué à rejoindre les Européens sur leurs propres programmes indigènes. Selon le Jerusalem Post l’état-major israélien aurait même sollicité des informations (classifiées) auprès du Pentagone dans l’optique de commander un lot du futur Boeing F-47. Rappelons qu’au plus tôt le prototype de cet avion de combat ne volera pas avant le second semestre 2028.
Journal très conservateur, classé (bien) à droite, le Jerusalem Post a ses entrées auprès de l’administration Nethanyaou. C’est donc une source fiable. De ce fait quand il déclare que la force aérienne israélienne s’intéresse de très près au Boeing F-47 et a demandé à obtenir des États-Unis des informations précises autour de son tout nouvel avion furtif on est en droit de lui octroyer tout le crédit requis.
D’ailleurs que Heyl Ha’Avir cherche à acquérir ce qui est annoncé comme la quintessence du savoir-faire américain en matière d’avion de combat n’a rien de surprenant. C’est même parfaitement logique. Depuis le milieu des années 1960, et la décision du Président de la République Française Charles de Gaulle de le clouer au ban des nations en le plaçant sous embargo militaire strict, l’état hébreux est devenu un vassal des USA. Son aviation militaire est à plus de 85% dépendante du bon vouloir des administrations fédérales américaines qui se sont succédées depuis. Et les très bonnes relations entre Benjamin Nethanyaou et Donald Trump arrangent grandement les choses à l’heure actuelle.
Cependant rien pour l’instant ne peut confirmer que les États-Unis donneront une suite favorable à la requête des généraux israéliens. Le Boeing F-47 est actuellement, avec le Northrop Grumman B-21 Raider, un des programmes aéronautiques les plus importants. Fournir des informations sur ce chasseur multi-rôle de nouvelle génération pourrait revenir à ouvrir une faille dans sa sécurité, et ce même si Israël jouit d’un statut très particulier auprès des constructeurs américains.
La volonté israélienne de se rattacher au F-47 de Boeing, sans aucune espoir de partenariat industriel, est la démonstration flagrante de l’échec des négociations avec le consortium euro-asiatique GCAP. Malgré ses productions de drones et de munitions rôdeuses ou encore sa sous-traitance tous azimuts l’état hébreu est un petit Poucet de l’aéronautique contemporaine. De la même manière les chances de le voir rejoindre Dassault Aviation sont infinitésimales. L’avionneur français n’a sans doute pas digéré les trahisons que furent le Nesher puis le Kfir.
Isolé diplomatiquement et militairement Heyl Ha’Avir a donc parfaitement raison de tenter de rejoindre le programme Boeing F-47. La question est désormais de savoir si l’avionneur américain voit en Israël un potentiel partenaire ou bien un simple client. Le coût de chaque avion dépendra de sa réponse.
Affaire à suivre.
Photo © US Air Force
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