Lorsque l’on aborde le cas de l’histoire aéronautique du Japon on pense forcément à la meatball comme les Américains avaient surnommé durant la guerre du Pacifique la cocarde des avions japonais. Or ce kézako vous propose de vous arrêter sur une livrée portée par quelques rares avions militaires durant une période très courte : les marquages de la capitulation japonaise.

C’est durant la conférence de Potsdam entre le 17 juillet et le 2 août 1945 qu’Américains, Britanniques et Soviétiques scellèrent le sort du Japon. Et les deux bombardements atomiques successifs contre Hiroshima et Nagasaki mirent fin aux hostilités dans le Pacifique. Dès lors les forces alliées devaient pouvoir contrôler l’ensemble des unités japonaises.

C’est dans la journée du 17 août 1945, deux jours après l’historique message radiophonique de l’empereur Hirohito, que les premiers avions japonais furent repeints avec les marquages de capitulation japonaise, sous le contrôle de forces américaines. Désormais ces aéronefs étaient les seuls appartenant aux forces nippones à être autorisés à prendre les airs. Les machines revêtues de la livrée d’origine avec la meatball étaient eux formellement interdits de vol.
Cette nouvelle livrée devait être intégralement blanche rehaussé de deux croix vertes très foncées (qui apparaissaient souvent noires)  de chaque côté de l’avion, au niveau du fuselage et de l’empennage. Les intrados et extrados de voilures étaient eux aussi marqués de la sorte.

Ces marquages demeurèrent obligatoire jusqu’à la démilitarisation formelle du Japon et concernèrent principalement des avions de transport, de liaisons, et d’entraînement. Cependant quelques bombardiers et chasseurs furent ainsi repeints tout en étant en même temps totalement désarmés. Leurs pilotes et équipages furent parmi les derniers militaires nippons à œuvrer pour leur pays, aux côtés des forces alliées.
Le dernier avion à porter ces marquages de capitulation japonaise fut un Nakajima Ki-34, alias Thora pour les Alliés. Ses vols opérationnels prirent fin en novembre 1945.

Un bombardier Mitsubishi G4M porteur des marquages de capitulation japonaise.

Il est intéressant de savoir qu’à la mi octobre 1945 des stragglers, ces fameux soldats japonais qui ignoraient la fin de la Seconde Guerre mondiale, ont tiré contre un Nakajima L2D Tabby porteur des marquages de capitulation japonaise. Les malheureux l’avaient pris pour un Douglas C-47 Skytrain allié, ne reconnaissant nullement cette livrée. Ils ont été capturé quelques heures plus tard par des soldats américains.

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