Notre précédent épisode de la saga des forces aériennes concernait la Republic of Singapore Air Force, soit RSAF. Eh bien aujourd’hui nous remettons le couvert avec l’autre RSAF : la Royal Saudi Air Force ou aussi connue comme Al-quwat al-jawwiyyah Al-malakiyyah As-Sudiyyah. Celle qui est avec Heyl Ha’Avir certainement la plus puissante force aérienne du Proche et Moyen-Orient est intégralement dépendante des États-Unis et de l’Union Européenne pour sa dotation en matériels aériens.

Engagée récemment dans des opérations anti-terroristes au Yémen les pilotes saoudiens ont démontré leur très grande dextérité et leur parfaite maîtrise de leurs avions de combat. Pour autant il ne faut pas se cacher la vérité l’Arabie Saoudite demeure un des derniers pays dans le monde où une femme ne peut pas prendre les commandes d’un avion de chasse ou d’un hélicoptère. Simplement parce que la loi l’y interdit ! Même en Iran cela a changé depuis bien longtemps. Pour autant la Royal Saudi Air Force demeure un des alliés les plus sûrs dans cette région des pays occidentaux.

La Royal Saudi Air Force ne possédant pas de véritable nomenclature aéronautique, les aéronefs suivant vous sont donnés dans l’ordre alphabétique des constructeurs.

  • L’Airbus Defense & Space KC-30 Voyager, avion de ravitaillement en vol et de transport inter-théâtre, présent à l’été 2017 à hauteur de quatre exemplaires de la version KC-30A.

  • Le Beechcraft Super King Air, avion de transport léger et de guerre électronique, présent à l’été 2017 à hauteur de 12 exemplaires de la version Super King Air 350.

  • Le Bell 212, hélicoptère de transport et d’assaut, présent à l’été 2017 à hauteur de 24 exemplaires de la version 212A.

  • Le Bell 412, hélicoptère d’assaut et de recherches-sauvetage, présent à l’été 2017 à hauteur de 16 exemplaires des versions 412EP et 412HP.

  • Le Boeing 737, avion de soutien aux opérations de la famille royale, présent à l’été 2017 à hauteur d’un unique exemplaire de la version 737-700 BBJ.

  • Le Boeing E-3 Sentry, avion de veille radar, présent à l’été 2017 à hauteur de six exemplaires de la version E-3C.

  • Le Boeing F-15 Strike Eagle, avion de combat multirôle, présent à l’été 2017 à hauteur de 66 exemplaires des versions F-15S et F-15SA.

  • Le Boeing KC-707, avion de ravitaillement en vol et de transport inter-théâtre, présent à l’été 2017 à hauteur de sept exemplaires de la version KC-707-320C.

  •  Le Boeing RE-3, avion de reconnaissance stratégique et d’espionnage aéroporté, présent à ‘été 2017 à hauteur d’un unique exemplaire de la version RE-3C.

  • Le British Aerospace Hawk, avion d’entraînement avancé et de présentation officielle, présent à l’été 2017 à hauteur de 57 exemplaires des versions Hawk Mk-65 et Hawk Mk-65A.

  • Le Casa CN-235, avion de transport tactique et de soutien aux opérations de la famille royale, présent à l’été 2017 à hauteur de deux exemplaires de la version CN-235M.

  • Le Cessna 550 Citation, avion de liaisons rapides et de transport d’état-major, présent à l’été 2017 à hauteur de quatre exemplaires de la version 550B.

  • Le Cirrus SR22, avion d’entraînement de base, présent à l’été 2017 à hauteur de 25 exemplaires de la version SR22A.

  • L’Eurofighter EF-2000 Typhoon, avion de combat multirôle, présent à l’été 2017 à hauteur de 66 exemplaires des versions Typhoon FGR Mk-4 et Typhoon T Mk-2.

  • Le Gulfstream G-IV, avion de transport de hautes personnalités et de soutien aux opérations de la famille royale, présent à l’été 2017 à hauteur d’un unique exemplaire de la version G-IV-SP.

  • Le Gulfstream G-550 Medevac, avion d’évacuation sanitaire, présent à l’été 2017 à hauteur de deux exemplaires de la version G-550M.

  • Le Lockheed C-130 Hercules, avion de transport tactique, présent à l’été 2017 à hauteur de 33 exemplaires de la version C-130H.

  • Le Lockheed KC-130 Hercules, avion de ravitaillement en vol et de transport tactique, présent à l’été 2017 à hauteur de neuf exemplaires des versions KC-130H et KC-130J.

  • Le McDonnell Douglas F-15 Eagle, chasseur de supériorité aérienne et intercepteur, présent à l’été 2017 à hauteur de 83 exemplaires des versions F-15C et F-15D.

  • Le Panavia Tornado, avion d’attaque au sol et de reconnaissance tactique, présent à l’été 2017 à hauteur de 48 exemplaires de la version Tornado IDS.

  • Le Pilatus PC-21, avion d’entraînement intermédiaire, présent à l’été 2017 à hauteur de 55 exemplaires de la version PC-21S.

  • Le Saab 2000, avion de veille radar, présent à l’été 2017 à hauteur de deux exemplaires de la version 2000AEW&C.

  • Le Sikorsky UH-60 Blackhawk, hélicoptère de transport et d’assaut, présent à l’été 2017 à hauteur de huit exemplaires de la version UH-60L.

À l’instar d’autres monarchies dans le monde l’Al-quwat al-jawwiyyah Al-malakiyyah As-Sudiyyah dispose donc d’avions spécialement adaptés au transport du roi et de sa (grande) famille. Cependant ce dernier possède également des aéronefs nettement plus luxueux dans les rangs de la compagnie aérienne étatique Saudia. Étant donc civils ces avions ne sont pas traités dans le présent sujet. 

L’originalité de la désignation du Boeing RE-3C vient qu’il s’agit d’une cellule d’E-3C transformé en vue de réaliser des missions stratégiques. Le rotodôme a donc été déposé ainsi que l’avionique spécifique aux missions AWACS. C’est le seul avion de ce type existant actuellement dans le monde. Vous remarquerez au passage la livrée très particulière du G-550 Medevac.

22 COMMENTAIRES

  1. Considérer l’Arabie Saoudite comme l’un des alliés les plus sûre des occidentaux c’est aller un peu vite en besogne.
    Avec un tel arsenal aérien sont-ils à nos côtés contre Daesch en Syrie, en Irak, ou au Mali ?
    Non ils vont faire leur propre guerre au Yémen.
    Et je ne parle même pas des fonds privés saoudiens qui financent les terroristes islamistes.

    • Vous savez il existe des antagonismes dans cette région du monde qui font que l’Arabie-Saoudite a des raisons de ne participer à la guerre contre l’autoproclamé État Islamique. Maintenant faire le lien entre des fonds privés saoudiens qui pourraient peut-être financer une partie du terrorisme islamiste et la force aérienne de ce pays c’est oublier que cette dernière est financée par des fonds publiques. Ne mélangeons pas tout non plus !
      Et comme je l’explique notamment au travers du prisme féministe cet un allié sûr mais pas forcément le plus intéressant !

      • Je ne veux pas faire de géopolitique mais c’est quand même étonnant d’avoir comme allié un état dont la justice condamne certains crimes et délits, dont l’adultère et le blasphème, de coups de fouet, d’amputations de membres, de lapidations ou de décapitation. Même chez daesh les femmes ont le droit de conduire.

        • Une question Dimitri : quel rapport avec l’aéronautique ? Aucun vous en conviendrez. Donc ce n’est pas le lieu de ce débat !
          Merci.

  2. Evidement le terrorisme n’est pas financé ouvertement par le royaume.
    Leur implication est plus subtile que ça, et ils jouent souvent double jeux avec les occidentaux.
    Nous leur achetons du pétrole et les vendons des armes, car nous y trouvons un intérêt communs, mais de là à parler d’allié sûr …
    De quels antagonismes parlez-vous précisément ?
    Votre inventaire est intéressant, mais traiter l’Arabie Saoudite d’allié sûr, c’est vraiment trop gros !

    • « Pour autant la Royal Saudi Air Force demeure un des alliés les plus sûrs dans cette région des pays occidentaux. »

      Si je peux me le permettre cher François, Arnaud dit clairement que « LA ROYAL SAUDI AIR FORCE » demeure un des alliés… Il ne parle pas de l’Arabie Saoudite en tant que tel mais bel et bien de son armée de l’air ;).
      Alors certes l’armée de l’air saoudienne peut dans certains cas être associé à l’Arabie Saoudite en tant que pays, mais ce n’est pas son armée de l’air qui (je cite encore une fois;) )  » ils jouent souvent double jeux avec les occidentaux. »

      Amicalement,

      • Soyons sérieux !
        Une armée de l’air est aux ordre de son pays.
        Si je peux me permettre, mon cher Scott, ça n’a pas de sens de les séparer.
        On ne peut pas affirmer qu’une armée de l’air est notre alliée et que son pays d’appartenance l’est moins !!
        Si l’aviation intervient ou n’intervient pas dans un conflit c’est sur décision des instences dirigentes du pays.
        Amicalement

  3. L’industrie d’armement occidentale a tout intérêt a ce que les tensions augmentent au moyen-orient, notamment entre l’Arabie Saoudite et l’Iran. Une paix durable dans la région et ce sont des milliards de perdu.

    • Ne vous sentez pas offusquer s’il vous plait Dimitri, j’ai pris votre commentaire car il était le dernier mais bien entendu cela vaut pour tous les HS.
      Bonne soirée à vous 🙂

  4. Arnaud si vous ne souhaitez pas de hors sujet dans les commentaires, évitez les hors sujets dans vos articles.
    Je n’ai fait que reprendre votre propre remarque dans votre inventaire.
    Bonne soirée

    • Je constate que j’ai demandé à Dimitri d’arrêter les HS, il l’a fait. Visiblement vous, ça ne semble pas vous concerner François. C’est dommage. Bonne soirée.

  5. Il est intéressant de constater que leur PC-21 sert comme avion d’entraînement intermédiaire et non avancé comme prochainement chez nous. En tout cas c’est une jolie force aérienne.

      • Moi aussi je doit bien l’admettre. D’une manière générale les aéronefs bourrés d’électronique, et de protubérances disgracieuses à la facon d’un Raytheon Sentinelle, Lockheed EP-3 ou RC-135 me fascinent. Et d’après vous, à quoi sert-il ? A t’il la même fonction que le Northrop Grumman E-8 Joint STARS ?

        • Les rares publications qui existent sur le Boeing RE-3 et que j’ai pu consulter semblent orienter sa mission plutôt vers l’espionnage aéroporté classique, type Boeing RC-135. Cependant peu filtre sur l’avionique !

    • Dimitri, le PC-21 aura la même fonction en France et en Arabie Saoudite.
      Il assurera la phase d’apprentissage appelée « formation avancée » en France et dénommée « formation intermédiaire » dans l’inventaire saoudien d’Arnaud.
      La phase d’apprentissage suivante est appelée « transition opérationnelle » par la France qui emploiera encore à cet effet des Alphajets, et corresponds à la phase dénommée « formation avancée » des Hawks dans l’inventaire saoudien d’Arnaud.

      A noter que pour le remplacement futur des Alphajets de la transition opérationnelle, la France n’a pas encore tranché entre le PC-21 (comme le fait la Suisse) ou un avion à réaction tel que le M-346 d’Aermacchi.
      A titre d’éssaie un élève pilote français a procédé à sa formation complète avec l’Armee de l’air suisse sur PC-21 et sa transition du PC-21 au Rafale s’est très bien passée.
      Toutefois si cette option était choisie, la France se retrouverais sans avion de formation à réaction et l’on peut se demander sur quel appareil volera la patrouille de France ? ,

      • Je pense que la PAF a encore de beau jours devant elle car les avions sont bien entretenu et ensuite les mécanos prendront les pièces détachées sur les Alphajets en fin de service mais la question se posera un jour forcément. Le M-346 pourrait être une bonne solution comme le Bae Hawk. Il a beau avoir le même age niveau conception que l’Alphajet mais il est encore en production actuellement donc largement modernisé par rapport aux premières génération comme le hawk 128 livré à partir de 2008.

      • @ Arnaud,
        L’expression bien québécoise de « québécois de source » fait référence à des québécois qui vivent depuis plusieurs génération au Québec donc qui culturellement bien intégrés à notre culture. Ma question est le personnel de La Royal saudi air force est-il composé de mercenaires?

        • Je ne vois pas trop pourquoi un pays ayant une tradition aussi longue que l’Arabie irait investir dans de tels personnels. Je pense que comme au Canada ou en France ils sont citoyens !

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