Le déploiement français aux États-Unis connu sous le nom de mission Chesapeake est désormais pleinement entré dans sa phase principale : les opérations embarquées. Les Dassault Aviation Rafale M et le Grumman E-2C Hawkeye français sont actuellement à bord du porte-avions américain USS George H.W. Bush, l’ultime bâtiment de la classe Nimitz, afin de s’entraîner aux côtés des marins de l’US Navy. L’occasion pour les militaires des deux pays de confronter leur vision des choses et leur doctrine d’emploi de l’aviation embarquée.

Remarquez la tête du pygargue sur le Hawkeye français.

Après la phase d’entraînement obligatoire à NAS Oceana les treize avions français ont rejoint le pont d’envol de l’USS George H.W. Bush ce mardi 8 mai 2018: une date symbolique quand on sait que l’ancien Président des États-Unis qui a donné son nom au porte-avions participa à la Seconde Guerre mondiale. Il était alors jeune pilote sur bombardier-torpilleur Grumman TBF Avenger au sein du squadron VT-51 de l’US Navy. Le futur président américain participa à la guerre du Pacifique.

Jusqu’à ce vendredi 18 mai 2018 inclus, les douze Dassault Aviation Rafale M et le Grumman E-2C Hawkeye se trouvent donc dans les hangars et sur le pont du porte-avions américain. De fait les pilotes français peuvent se maintenir aux standards opérationnels durant la période de remise en condition à mi-vie du porte-avions Charles de Gaulle. Mais surtout ils opèrent aux côtés de leurs frères d’armes américains.

Rafale M et Super Hornet s’entraînent de concert, assurant des survols de l’Atlantique nord. Pour beaucoup de marins américains le biréacteur français est un avion surprenant car beaucoup plus compact que leurs jets habituels. Dans les médias américains plusieurs officiers de l’US Navy ont souligné l’excellente interopérabilité des deux aéronavales mais aussi l’esprit de camaraderie qui existe à bord du porte-avions américain.
En outre les personnels des deux armées jouissent depuis le début de l’opération d’une météo particulièrement clémente, facilitant ainsi les décollages et appontages.

Rafale M de la Flottille 17F sur le pont de l’USS George H.W. Bush.

En fin de semaine les treize avions français reprendront le chemin de l’hexagone. À leur bord des pilotes et équipages ayant peaufiné leurs techniques, mais aussi des femmes et des hommes chargés de souvenirs inoubliables. Des souvenirs qu’ils partageront sûrement avec leurs homologues américains.

Photos © US Navy

9 COMMENTAIRES

  1. Quel belle manifestation concrète et démontrée de l’interopérabilité du rafale dans un environnement purement étatsunien! J’espère que les bureaucrates à Ottawa en prennent bonne note afin de choisir un remplacent à nos CF-118!

  2. Se féliciter d’une perte de souveraineté au profit des étasuniens, vous etes fou ou quoi. On brade notre marine et vous applaudissez. Nul

    • Le CdG étant en indisponibilité pour sa refonte à mi-vie, qu’auriez-vous proposé pour maintenir la qualification de nos pilotes à la mer le temps que notre porte-avions soit de nouveau opérationnel ? Critiquer est bien aisé, mais faire voler les pilotes en conditions réelles -faute de second porte-avions- est un impératif qui ne souffre aucune transigeance ; les USA étant un de nos alliés majeurs et les seuls à nos offrir cette opportunité, il aurait été sot de ne pas la saisir.

      Mais c’est avant tout un gros entrainement, rien de plus, et une nouvelle preuve s’il en est de l’amitié / interopérabilité des marines franco-américaines. L’US Navy étant de notoriété publique la plus grosse -et avec le nombre de navires + son passé la plus expérimentée- des aéronavales, c’est un honneur et une sacrée reconnaissance pour nos pilotes d’être non pas présents en tant qu’invités spectateurs, mais intégrés à part entière au groupe de combat opérationnel d’un porte-avions US (ils prennent les alertes comme leurs homologues). Par le passé, la frégate Chevalier Paul avait assuré la défense aérienne du groupe porte-avions Nimitz durant quelques jours. Et d’ailleurs ça ne fonctionne pas que dans un sens : des appareils américains ont opéré depuis le CdG et les BPC de classe Mistral par le passé pour exercices également. Autant de bons signes pour la mutualisation des ressources en cas de conflit contre un ennemi commun.

      Mais je vous rassure sur un point : les missions de combat nécessitant une réelle action souveraine n’ont jamais été menées depuis le pont d’un CVN américain.

      • La marine étasunienne n’est pas la plus grosse marine de guerre au monde et surtout pas la plus puissante, vous confondez avec celle de la sainte Russie. Mais macron comme hollandouille et sarko sont alliés des yankees et du coup ils ne peuvent pas bénéficier des formidables installations développé depuis l’arrivée de Putin.
        Même les marins étasuniens reconnaissent que leurs bateaux sont merdiques.

        https://fr.sputniknews.com/defense/201804171035978293-us-navy-marine-navire-americain/

        • Reliez-moi attentivement : je parlais bien d’a-é-ro-na-vale, pas de marine pure.
          Peut-être pourrez-vous me communiquer le nombre de porte-avions opérés par la Rodina durant la seconde guerre mondiale ? Durant la guerre froide ? Le nom des appareils embarqués russes passés à la postérité ? Et tant que l’on y est, le nombre de porte-avions en service au sein de la Flotte russe actuellement ?

          Bref je réitère, il n’y a pas l’ombre d’une comparaison, l’US Navy est à des années-lumière devant les russes, et même la Royal Navy et la Marine Nationale ont bien une meilleure aéronavale, tant technologique qu’en matière d’expérience opérationnelle (j’entends en nombre d’heures de vol en conditions, nombre de déploiements, et combats réels). Par comparaison, les Russes sont entrés réellement dans cette cour en 1995 avec le Kutsnetzov. Ce sont des faits, les dires de Sputnik n’y peuvent rien changer.
          Et ce n’est pas la faute des marins Russes d’ailleurs : la tactique des flottes soviétiques avait été axée depuis la fin seconde guerre mondiale sur les croiseurs lourds / destroyers / sous-marins / bombardiers basés à terre armés de missiles, alors que l’OTAN avait poursuivi le concept de groupe aéronaval né durant le dernier conflit mondial. C’est comme ça, il faut blâmer les amiraux 😉 .

          Sinon, juste comme ça, Poutine souhaitait encore il y a peu nous acheter des bâtiments de projection de type Mistral. Alors certes la Marine Nationale est d’une taille modeste, mais elle compte en son sein nombre de navires modernes qu’elle exporte avec succès (FREMM, Scorpène, Mistral, Gowind…). Un autre bel exemple de souveraineté, avec le Rafale.

  3. Merci pour ce morceau de propagande pro russe! Vous devez être un abonné fidèle de Sputnik pour sortir des énormités pareilles. Je suis à Berlin depuis deux semaines et y reste encore autant. En face de l’endroit où je réside, il y a encore les traces du mur « anti-fascistes » construit par les cocos de l’ex-DDR et avec le soutient de ses alliés , ah oui, comment dites-vous, de la « sainte » Russie dirigée par un mafieux notoire ex capitaine du KGB….Merveilleux….;;Entre nous je préfère de loin être allié avec un étatsunien que ce pitre dangereux……Quant au « merveilleux » porte avion russe, crachant une fumée noire visible à des kilomètres, accumulant pannes sur pannes, on peut voir la merveilleuse technologie russe en pleine action……Qui est « merdique » ( je vous cite)?

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