Ça commence à sérieusement sentir le sapin pour le plus célèbre hélicoptère français. Le Bundesheer a annoncé il y a quelques jours avoir débloqué un budget de plusieurs centaines de millions d’euros afin de trouver un successeur à l’Aérospatiale SA.316B Alouette III actuellement en dotation dans les rangs de l’Österreichische Luftstreitkräfte à hauteur de vingt-et-un exemplaires. Des hélicoptères qui volent dans ce pays alpin depuis la fin des années 1960. Le gouvernement autrichien insiste sur le fait que même si ce futur remplaçant n’avait pas encore été sélectionné il serait vraisemblablement de facture européenne.

Il faut savoir qu’au sein de l’Österreichische Luftstreitkräfte l’Aérospatiale SA.316B Alouette III est un peu la bonne à tout faire, le couteau suisse volant. De l’entraînement aux liaisons en passant par les missions de recherches-sauvetages en haute montagne autant que l’évacuation sanitaire le célèbre monoturbine français y est hyper polyvalent. Autant dire que sa succession risque bien de s’apparenter à un véritable parcours de combattant. D’autant que cet hélicoptère jouit d’une réputation très particulière au sein de l’opinion publique autrichienne qui voit en lui un véritable saint-bernard des airs.

Ce programme vise au retrait définitif de la dernière Alouette III fin 2022 avec une sélection de son remplaçant l’année précédente. Ce qui implique que les militaires autrichiens ont donc moins de trois ans pour faire leur choix. Même si Airbus Helicopters et Leonardo semble très clairement favoris les hélicoptéristes américains n’ont pas forcément dit leur dernier mot.
En effet fin août le Bundesheer annonçait la commande de trois Sikorsky S-70A Black Hawk, sans lien avec ces Alouette III.

Le cahier des charges autrichien ne prévoit pas l’acquisition de vingt-et-un hélicoptères neufs mais de «seulement» dix-huit machines réparties en deux lots de douze et six exemplaires. Le premier concernait un hélicoptère léger multirôle pouvant être le cas échéant armé et le second un hélicoptère léger d’entraînement. Aux vues de ces informations il est impossible de ne pas se dire que ce marché est totalement fait pour Airbus Helicopters. En effet son H145M équipé que système HForce pourrait parfaitement convenir à la première tranche tandis que son H125M serait pleinement adapté à la seconde.
Seulement voilà Leonardo pourrait également tirer son épingle du jeu avec ses AW.109 et AW.119 et même dans une moindre mesure son AW.009, anciennement PZL SW-4 polonais.

À n’en pas douter ce marché de remplacement sera scruté de près par de nombreux médias aéronautiques, tout ce qui touche à l’Alouette III est souvent plaisant pour les passionnés. Et pas uniquement les Français. Cet hélicoptère a profondément marqué l’histoire aéronautique.

Photo © Bundesheer

LAISSER UN COMMENTAIRE

Merci d'écrire votre commentaire !
Merci de renseigner votre nom