Voilà un programme original que nous avions décidé de vous faire suivre depuis un peu plus d’un an et demi. Cette fois-ci les ingénieurs d’essais de l’US Department of Defense sont près à faire évoluer leur Bell UH-1H sans aucun être humain dans le cockpit, une grande avancée pour le programme AACUS. Ils annoncent ce premier vol pour avril ou mai 2018.

Le cœur de l’AACUS.

Depuis maintenant cinq mois les équipes de l’Office of Naval Research ont investi un terrain de la ville de Bealeton, en Virginie, sur la côte est américaine. Là des structures imitant une ville ont été construites. Elles permettent aux pilotes et ingénieurs de configurer l’ACCUS (ou Autonomous Aerial Cargo/Utility System) installé à l’avant du Bell UH-1H Iroquois choisi pour les essais.

Depuis un peu plus d’un an l’AACUS a été fixé à l’avant du nez de l’hélicoptère américain et durant cette période les ingénieurs de l’Office of Naval Research ont pu calibrer au mieux leurs équipements. Le risque qu’ils veulent impérativement éviter serait de perdre l’AACUS lors du premier vol télé-piloté ou lors de la phase d’essais suivante.

À terme rappelons-le l’Autonomous Aerial Cargo/Utility System devrait pouvoir être installé sur n’importe quel hélicoptère de l’US Navy ou de l’US Marines Corps et ainsi le transformer en OPV, c’est à dire «optionally piloted vehicle». Ce terme anglophone désigne des aéronefs pouvant à la fois être pilotés depuis le cockpit ou à distance comme n’importe quel drone.
Par contre il ne faut surtout pas confondre ce type de système avec des drones comme le VSR-700 français qui se trouve en fait être un UAV dérivé d’un hélicoptère civil.

Les ingénieurs de l’ONR travaillent actuellement sur une interface qui permettrait le pilotage à terme de n’importe quel hélicoptère, via l’AACUS, depuis une simple tablette tactile. Un équipement donc bien plus facile à transporter qu’une console plus classique.

Le Bell UH-1H et son AACUS à Bealeton en Virginie.

Et certains ingénieurs envisagent même désormais une utilisation en série de l’AACUS comme un équipement de sécurité à bord des hélicoptères civils et militaires. En effet en cas de malaise du pilote l’AACUS prendrait le pas et transférerait les commandes de l’appareil à un télé-pilote installé à des dizaines voire centaines de kilomètres de l’hélicoptère et qui pourrait ainsi le ramener vers une structure médicalisée afin que le pilote soit pris en charge par des secouristes. Pour l’instant cela relève encore de la science-fiction, mais pour combien de temps ?

Photos © Office of Naval Research.

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