Bien que deuxième navires de la classe America ce porte-aéronefs est à bien des égards un précurseur dans la marine américaine. L’USS Tripoli, ou LHA 7, vient de clore à la mi-juillet sa dernière phases d’essais à la mer sous l’autorité des ingénieurs de son constructeur. Désormais le bâtiment est paré à être livré à l’US Navy qui réalisera elle-aussi une série de validations avant son lancement officiel au printemps prochain. C’est le troisième navire américain à porter ce nom.

Précurseur ça l’USS Tripoli l’est puisqu’il sera le premier bâtiment de guerre de ce genre aux États-Unis à ne pas recevoir à son bord de McDonnell-Douglas AV-8B+ Harrier II. Non pas qu’il n’est pas été pensé ainsi car il l’a été mais plutôt, parce que l’état-major de l’US Navy en a décidé autrement. Lancé en mai 2020 il embarquera dès sa première croisière celui qui devrait demeurer durant toute sa carrière son principal avion d’arme : le chasseur furtif embarqué Lockheed-Martin F-35B Lightning II.

En fait l’USS Tripoli embarquera d’autres aéronefs ultra-modernes comme bien entendu les convertiplanes d’assaut Bell-Boeing MV-22B Osprey mais également à terme les futurs hélicoptères lourds Sikorsky CH-53K King Stallion. Clairement c’est un navire du 21ème siècle et la marine américaine compte bien que cela se sache.

En attendant pourtant il vient de réaliser sa dernière série d’essais sous l’égide de Huntington Ingalls Industries, le chantier naval qui l’a conçu et assemblé. Dans les eaux protégées du golfe du Mexique le constructeur a pu finaliser son bâtiment de guerre et voir que tout avait été fait en respectant le cahier des charges. Désormais il peut être livré à l’US Navy.
Charge à elle alors de réaliser les essais d’appontage qui valideront son entrée en service au printemps prochain. Selon toutes vraisemblances il devrait appareiller pour sa première mission opérationnelle d’ici un an.

Le LHA 7 est donc le troisième USS Tripoli à porter les couleurs de l’US Navy. Avant lui un porte-aéronefs de classe Iwo Jima l’avait porté de 1966 à 1995, et encore avant un porte-avions d’escorte de 1943 à 1958. Il faut cependant remarquer que ce dernier demeura inactif, un fait suffisamment rare dans la marine américaine pour être souligné, de 1946 à 1952. Le nom d’USS Tripoli est donc totalement lié à l’histoire aéronavale américaine.
Et ce patronyme fait référence à la première guerre barbaresque qui entre 1801 et 1805 vit s’opposer les jeunes États-Unis aux états barbaresques (en gros les actuels Algérie-Maroc-Tunisie et Tripolitaine) suite à des actes de pirateries contre des navires américains. C’est la première guerre déclenchée par l’Amérique alors fraîchement indépendante du joug britannique.

Photo © US Navy.

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4 COMMENTAIRES

  1. Sans oublier que dans presque le même rôle, les navires amphibies, l’US navy possède déjà 11 navires récents de classe San Antonio. A noter que les navires de la classe America ne seront pas tous dotés de radiers.

  2. « En Marine, rien ne s’improvise, pas plus les bâtiments que les hommes.
    Pour avoir une Marine, il faut la vouloir beaucoup, et surtout la vouloir longtemps. »
    Prince de Joinville
    A la louche, Le budget de la défense des USA est supérieur 12.5 fois à celui de la France et 10 fois à celui du budget de défense russe…Celui qui domine les mers domine le Monde…Ces 11 unités vont s’ ajoutées à l’armada des PA US…Ça fin du monde sur l’eau et de la ferraille en l’air…

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