Alors que vue de France la guerre contre l’autoproclamé État Islamique semble terminée, sur le terrain il en est tout autrement. Preuve en est de l’activité encore élevé de notre Armée de l’Air dans cette guerre contre le terrorisme djihadiste. L’un des exemples les plus concrets est ce raid aérien mené le samedi 27 juillet 2019 par une patrouille de Rafale français contre un stock d’armement de l’organisation djihadiste. Loin du crépitement des flashs des journalistes les militaires portent encore le feu contre l’ennemi.

Il faut dire que les missions de nos aviateurs et aviatrices sont beaucoup moins sexy qu’au plus fort de la guerre, il y a encore quelques mois. On ne compte quasiment plus de bombardements menés à l’aide de missiles de croisières, il ne s’agit désormais plus que d’opérations d’appui aérien rapprochés ou bien de raids d’opportunité. Mais pour autant dans les postes de pilotage de leurs Dassault Aviation Rafale B/C les militaires français demeurent au top.

Et leur principale zone d’intervention est aujourd’hui concentrée entre le sud-ouest de la Syrie et le nord-est de l’Irak, un périmètre connu comme étant la moyenne vallée de l’Euphrate. C’est là, sur un territoire grand comme la Belgique, que les dernières poches de résistance terroristes sont contenues. Le vrombissement des réacteurs SNECMA M88 se fait entendre, déchirant les cieux de cette région du monde.

C’est dans cette région de l’Irak que ce samedi 27 juillet 2019 une patrouille de Rafale de l’Armée de l’Air a eu pour mission d’engager le combat contre un position armée de Daech. Le site en question était un dépôt de munition, renfermant sans doute aussi des véhicules légers et du carburant. Armés de munitions de précision, sans doute des GBU-12 de facture américaine ou des A2SM de facture française, les chasseurs omnirôles français ont attaqué leur cible. Il semble que celle-ci ait été pulvérisée, détruite à entre 90 et 100%. Un score que peu d’avions de la coalition international peut établir en dehors de nos Rafale.
Une mission qui a bien entendu nécessité que les biréacteurs se ravitaillent sur des tankers appartenant à nos alliés.

Au travers de ce court article nous tenons à rappeler qu’au-dessus de l’Irak et de la Syrie les pilotes et équipages français continuent à protéger l’Europe contre la menace djihadiste. Rappelons que c’est de l’ancien khalifat mis en place par l’organisation État Islamique que sont partis les instructions visant aux attaques terroristes contre Paris et sa banlieue le vendredi 13 novembre 2015. Chammal participe donc à éviter que cela ne se reproduise en France ou dans n’importe quel pays du monde. Et nos Rafale sont en première ligne !

Photos © Armée de l’Air.

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7 COMMENTAIRES

  1. Eh oui. Et à mon avis ce cancer à plusieurs têtes, est loin d’être éradiqué. En espérant qu’il n’y a pas trop de cellules dormantes dans notre pays !!!!!! Il ne faut pas lâcher prise dans ce domaine, car ils profiteront de la moindre de nos faiblesses, pour encore faire un malheur. C’est pourquoi on ne doit pas baisser la garde dans les budgets de la défense, car entre les djihadistes de tous poils, les Russes, et maintenant les Chinois, il faut rester sur nos gardes.

    Quand j’entends certains propos d’anciens ministres sur le rôle inutile de Rafale B et de l’Asmp NG, cela me fait peur. Le General De Gaulle doit se retourner dans sa tombe.

    • Fausse bonne idée, l’entretien de cet appareil est prohibitif surtout que les pièces détachées ne sont plus produites.
      Mais il reste un engin incroyable !!

  2. « Un score que peu d’avions de la coalition international peut établir en dehors de nos Rafale. »

    Moui bon, une frappe de précision sur une cible fixe je crois que c’est dans les cordes de pratiquement tout les membres de la coalition non ?

  3. « Il faut dire que les missions de nos aviateurs et aviatrices sont beaucoup moins sexy qu’au plus fort de la guerre, il y a encore quelques mois. On ne compte quasiment plus de bombardements menés à l’aide de missiles de croisières, il ne s’agit désormais plus que d’opérations d’appui aérien rapprochés ou bien de raids d’opportunité. »

    Je trouve l’utilisation du terme « sexy » particulièrement malvenue.
    Si nos pilotes sont tous des professionnels qui effectuent leurs missions sans états d’âmes et sans hésitation, délivrer une arme de guerre sur une cible réelle, avec les conséquences que l’on connait reste un acte fort.
    Je pense qu’aucun d’eux n’a la banane lorsqu’il libère son armement, et qu’en tous cas aucun n’utilise le terme « sexy » pour définir ses missions au Sahel…

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