Ce modèle n’en finit pas d’accumuler les galères. Ce dimanche 12 janvier 2020 un biréacteur commercial court-courrier Sukhoi Superjet 100 appartenant à la compagnie étatique russe Aeroflot a été obligé de faire demi-tour suite à un grave incident au niveau d’un de ses deux réacteurs. L’atterrissage en urgence n’a posé aucun problème mais l’avion est désormais dans le collimateur du transporteur. Déjà qu’il n’a pas franchement la côte, même en Russie, mais là ça va devenir très difficile de le vendre.

C’est peu après 19 heures, heure de Greenwich, que le Sukhoi Superjet 100 immatriculé RA-89112 s’est envolé de l’aéroport international de Moscou. Avec cinquante-cinq passagers et six membres d’équipage à son bord le vol SU1368 prenait alors la destination de l’aéroport de Stavropol dans le sud-ouest de la Russie. Tout se passait normalement quand au bout d’une demi-heure de vol environ le commandant de bord a ressenti de fortes vibrations au niveau du moteur numéro 1. Plusieurs passagers indiquent alors aux personnelles navigantes commerciales que celui-ci semble «déchiqueté».

En fait la situation est alors très grave car le réacteur PowerJet SaM146 vient de perdre son capotage. Il est littéralement à nu alors que l’avion vole en altitude de croisière, aux alentours de 11000 mètres. Immédiatement le commandant de bord informe le contrôle aérien russe de son intention de retourner en urgence à Moscou.
Sur place les services de secours et de lutte contre l’incendie sont en alerte. Tout le monde a encore en tête la tragédie du vol SU1492. Forcément personne ne veut revivre cela avec ce Superjet 100. Et par miracle, et sans doute aussi grâce au professionnalisme de l’équipage d’Aeroflot, le biréacteur commercial se pose sans encombre à Moscou. Ses soixante-six sont très rapidement évacués et pris en charge. Il est alors un peu plus de 20 heures, heure de Greenwich.

À Moscou il est désormais question que Aeroflot revoit à la baisse sa commande initiale de Superjet 100. Initialement elle portait sur 150 avions, elle pourrait être abaissé à 100. Soixante-cinq ont d’ores et déjà été livré. Une décision qui si elle se confirme pourrait faire le bonheur de l’avionneur européen Airbus et de son biréacteur A220-100, le principal concurrent du Superjet 100. Déjà que l’avion ne sortait plus de Russie sous ses couleurs, mais là son avenir dans la compagnie étatique est très sombre.

Photo © Agence France Presse.

 

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