Ce sera un évènement à la fois pour la compagnie nationale française et pour la branche nord-américaine du géant aéronautique européen. En septembre prochain le premier Airbus A220-300 sera livrée à Air France. L’avion vient juste de sortir de l’atelier peinture de l’avionneur au Québec. Il devra d’ici quelques semaines remplacer les «petits» Airbus A318, après avoir rempli une première mission plutôt inhabituelle.

Actuellement cet avion est encore immatriculé au Canada, et c’est bien logique puisque c’est là qu’il est né. Cet Airbus A220-300 porte donc l’immatriculation temporaire C-FPBQ. Rassurez-vous une fois à Roissy Charles de Gaulle, sa future base d’opération, le biréacteur portera bien une immatriculation débutant par Fox-Trot.

Cette première sortie d’un Airbus A220-300 aux couleurs d’Air France ne dévoile pas grand-chose. La livrée est classique, toujours aussi sobre et élégante. Et elle va particulièrement bien au moins européen des avions du géant aéronautique… européen. Conçu et usiné au Canada il fut, rappelons-le, développé par les ingénieurs canadiens de Bombardier. Mais ça c’était avant qu’Airbus ne sauve cet avion des mésaventures financières de son avionneur d’origine.

Pour Airbus donc cette livraison d’un premier avion à Air France marque une étape importante. La compagnie tricolore a toujours su utiliser les meilleures machines de l’avionneur européen. C’est un peu un de ses VRP de luxe. La commande française était forcément alors attendue, le respect des closes du contrat en terme de livraison lui aussi.
En septembre 2021, c’est à dire pratiquement demain, l’avion atterrira sur l’aéroport francilien après une traversée de l’Atlantique nord. Pour autant il ne commencera pas immédiatement à remplacer les Airbus A318. Ce dernier fut un des rares échecs commerciaux de l’avionneur, avec le sublime A380.

Avant cela l’Airbus A220-300 va se muer pendant six semaines en super avion d’entraînement avancé et de transformation opérationnelle des équipages d’Air France. Piloter un A318 ou un A220 ce n’est pas la même chose, il y a une génération d’avions de ligne de différence. Et cette machine de série permettra d’appréhender l’avion bien mieux encore que le meilleur des simulateurs de vols.
Les instructeurs de la compagnie ont d’ailleurs été formés au Québec par leurs homologues canadiens.

Ensuite ce sera enfin le grand bain : les vols commerciaux réguliers. Étant destiné à succéder à l’A318 l’A220 sera donc sans aucun doute affecter à des vols internationaux autant qu’à des vols intérieurs à haut rendement. Gageons que l’avion canadien saura se faire une belle place chez Air France.
À titre personnel j’ai hâte d’y embarquer.

Photos © Air France

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4 COMMENTAIRES

  1. Aucune nouvelle sur l’A220-500 qui semble intéresser Air France mais que Airbus retarde encore et encore une prise de décision pour une commercialisation ?

    • Sauf qu’ici VoltaireFr le sujet de l’article c’est l’A220-300, un avion qui existe et non l’A220-500 une version qui pourrait éventuellement voir le jour dans quelques années.
      Promis quand Airbus Group prendra la décision de le lancer on couvrira l’évènement. Enfin si l’avionneur prend la décision bien sûr. 🙂

    • Sur les A319 ça semble plus compliqué. On parle désormais d’A320 Neo pour les remplacer. Après il est sûr que les soixante A220-300 ne succèderont pas uniquement aux A318.

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