Pour bon nombre de passionnés d’aviation le nom de l’avionneur suisse Pilatus est étroitement lié à la formation aéronautique. Et cela se vérifie avec sa dernière (presque) nouveauté : le PC-7 MKX. Comme sa désignation le laisse à supposer il s’agit d’une évolution du célèbre PC-7 Turbo Trainer en service un peu partout dans le monde depuis plus de 40 ans ! C’est au Dubaï Air Show 2021 que l’avion est officiellement dévoilé.

Pourquoi vouloir rajeunir ce Pilatus PC-7 dérivé turbopropulsé du vieux P-3 à moteur à pistons daté des années 1950 ? Simplement parce qu’il faut se rendre à l’évidence tous les actuels clients de l’avionneur suisse n’ont pas les moyens d’investir dans une flotte de PC-9M, même si cet avion n’est plus si onéreux. À fortiori les clients du PC-7 ne sont pas forcément ceux du PC-21, d’autant que les deux avions ne matchent pas dans la même catégorie.
Là où le PC-21 est un appareil d’entraînement avancé et le PC-9M une machine de formation intermédiaire et d’entraînement au tir le PC-7 demeure un avion d’entraînement basique et intermédiaire. Il est donc plutôt dévolu aux missions d’écolage.

Or il vieillit. L’expérience des avions actuellement en service au Chili ou bien aux Pays-Bas montre bien que le PC-7 sera tôt ou tard un avion d’entraînement obsolète. Sa conception révolutionnaire n’y fait rien, lui aussi à des limites.

Car oui le Pilatus PC-7 est bien un avion révolutionnaire. Ce petit monomoteur à turbopropulseur conçu en Suisse est un archétype. Tous les avions de ce genre, apparus depuis, se sont peu ou prou inspiré de lui. Et donc les équipes de Pilatus n’ont pas eu à chercher bien loin quand ils ont créé leur PC-7 MKX.
Sur la base donc c’est un PC-7 repensé ! Et là où cela se voit en premier lieu c’est au niveau du poste de pilotage : trois écrans LCD à haute définition remplacent l’ancien cockpit. Une technologie qui permet au PC-7 MKX de ne pas avoir l’air trop vieillot vis-à-vis d’avions de tourisme de plus en plus équipés de postes de pilotage tout écran. Un système pilote automatique a également été installé ainsi qu’une cartographie GPS nouvelle génération.
L’usinage du PC-7 MKX fait appel à une conception mixte alliant une tôle d’alliages en aluminium des pièces en extrusion. Cela garantit la légèreté et la souplesse de l’avion. Ce qui est essentiel lors des missions de formation. L’avionneur annonce une espérance de vie de 30 ans par avion.

Le nouveau Pilatus PC-7 MKX au-dessus des Alpes suisses.

Il est utile de préciser qu’actuellement aucun Pilatus PC-7 MKX n’a été commandé. Ce standard ne semble pas disponible en rétrofit et donc limité à de seuls avions neufs. Pour autant ne nous faisons pas d’illusions, aux vues du nombres de clients du PC-7 cet avion à toutes ses chances pour le futur proche.
Reste le mystère de sa désignation : MKX signifiant Mark X ou Mark 10. ? Ou peut-être simplement MKX.

Photos © Pilatus

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