Le salon aéronautique Dubaï Air Show 2021 n’en finit pas avec ses révélations. L’avionneur américain Lockheed-Martin y a révélé que la production en série de son avion vedette C-130J Super Hercules allait perdurer encore pour au moins quinze ans. Une construction qui concerne autant le marché intérieur des États-Unis que l’exportation. Les sous-versions dédiées au ravitaillement en vol ou encore au soutien des forces spéciales sont également concernées.

Avec actuellement des exemplaires encore à livrer pour l’Allemagne, l’Indonésie, ou encore la Nouvelle-Zélande le constructeur n’est pas prêt de chômer. Son best-seller C-130J Super Hercules reste donc encore largement présent sur les chaînes d’assemblage de Lockheed-Martin. D’autant que le Pentagone entend également requérir rapidement les service de l’avion, aussi bien pour les besoins de l’US Air Force que de l’US Navy.

Il y a évidemment des C-130H Hercules à remplacer dans la première et dans une moindre mesure des C-130T identiques dans la seconde, mais ce ne sont pas là les seuls avions. En effet Lockheed-Martin insiste sur le fait que l’US Air Force devra tôt ou tard remplacer des avions d’ancienne génération comme les AC-130W Stinger II d’appui tactique rapproché, les EC-130H Compass Call de guerre psychologique, les LC-130H Skibird de soutien aux opérations polaires, et les MC-130H Combat Talon de soutien aux opérations spéciales.
L’ensemble de ces sous-versions représentent une soixantaine d’avions environ, à remplacer d’ici la fin de la décennie ou la moitié de la prochaine.

Selon Greg Ulmer, actuel vice-président exécutif de Lockheed-Martin, ces perspectives permettent d’envisager sans peine une construction au moins jusqu’en 2035. Et il n’est pas impossible que le Super Hercules poursuive son aventure technologique au-delà de cette date. Dans le même temps on apprend que l’avionneur est actuellement en négociation autour de plusieurs contrats d’importance dont un particulièrement juteux avec l’Australie puisqu’il pourrait concerner une trentaine d’avions donc cinq ou six en version de ravitaillement en vol. Pour autant Ulmer reconnait subir la pression concurrentielle d’Airbus Defense & Space et de son A400M Atlas. L’homme d’affaires ne sous-estime nullement cet avion européen.

Lockheed-Martin C-130J Super Hercules de l’US Air Force en opérations en Alaska.

Il faudra donc s’attendre à voir voler encore pour pas mal d’années des C-130J flambants neufs. Rappelons que la version rallongée C-130J-30 est à ce jour encore réservée aux marchés extérieures, les forces américaines la boudant. Seule ombre au tableau la version civile LM-100J peine à décoller dans les ventes.

Photos © US Air Force

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4 COMMENTAIRES

  1. Concernant l’A400m c’est un excès de courtoisie ou il le pense vraiment ? Non car les commandes export de l’avion européen sont plus qu’à la peine. Car même Airbus pensait, il y a quelques années, vendre des A400m aux États-Unis pour remplacer les C-130 vieillissant. Mais non, les C-130 seront remplacés par des C-130.

  2. Etonné que l’Allemagne préfère passer commande de C130 plutôt que de se tourner vers l’A400m… Je serai curieux de connaître les raisons stratégiques de ce choix.
    En tout cas une chose est sûre, le C130 est un superbe avion qui a maintes fois prouvé ses capacités tactiques de déploiement en tant que force de projection !
    Merci pour votre travail sur le blog ! Toujours un plaisir à lire

  3. C’est intéressant de constater que le C-130 est a peu près de la même époque que le B52, Tu95, B707, B737 et même le B747. Tous des avions remarquables dans leur style.

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