Malgré ce triste Brexit le Royaume-Uni demeure un des alliés les plus fidèles de la France, et vice-versa. Cette semaine des chasseurs Dassault Aviation Rafale F3R de l’Armée de l’Air et de l’Espace et des Eurofighter Typhoon FGR.4 de la Royal Air Force se sont exercés conjointement. La manœuvre aérienne, axée autour du combat aérien, s’est déroulée au-dessus des eaux de la Méditerranée Orientale. Un biréacteur de ravitaillement en vol Airbus Voyager KC.2 appartenant lui aussi à la RAF a appuyé l’exercice.

Si les avions de combat français appartenaient tous à la 30e Escadre de Chasse leurs homologues britanniques dépendaient d’une unité temporaire : le 903rd Expeditionary Air Wing. Cette formation regroupe à la fois les chasseurs multi-rôles et les avions de ravitaillement en vol qui leur sont rattachés. Pour autant Britanniques et Français sont dans la région pour la même raison : frapper l’organisation pseudo-religieuse Daech en Syrie et en Irak. Ils assurent ainsi la stabilité de la région face à des djihadistes qui n’ont jamais cessé d’y être présents. Les Rafale F3R de la 30e Escadre de Chasse participe ainsi activement à l’opération Chammal.

L’œil aiguisé de nos lectrices et lecteurs assidus aura remarqué l’emblème basse visibilité du légendaire Normandie-Niemen sur ce Rafale.

Armée de l’Air et de l’Espace et Royal Air Force ont une longue tradition de travail en commun qui remonte à plus d’un siècle. Les généraux de la RAF ont d’ailleurs l’habitude de dire que les pilotes français sont leurs plus proches alliés au sein de l’Union Européenne. Et cet exercice vient le confirmer. Car les pilotes des deux forces aériennes travaillent conjointement depuis plusieurs années, leurs avions ayant un profil de missions très similaire au sein de la coalition internationale.
Le but de cette manœuvre était de vérifier que sous plusieurs aspects différents les pilotes de Rafale F3R et ceux de Typhoon FGR.4 pouvaient interopérer dans des scénarii de défense aérienne. Escorte armée de chasseurs d’attaque, les uns aux profits des autres et ensuite inversement, ou encore maîtrise d’un espace aérien donné dans le cadre d’une mission de supériorité aérienne. Contrairement à ce qui arrive quand ces avions se rencontrent en exercice au-dessus de la Manche ou de la Mer du Nord les pilotes britanniques et français n’ont simulé aucun combat les uns contre les autres.

Reste à savoir si le carburéacteur britannique a un goût de thé earl grey ?

Pour l’équipage du ravitailleur en vol Airbus DS Voyager KC.2 cela a aussi été l’occasion de vérifier que les pilotes français pouvaient venir désaltérer leurs Rafale en toute sécurité. Le fait que les deux forces aériennes utilisent le même modèle de ravitailleur a sans doute beaucoup aidé à la conduite de l’exercice.
Voir voler de conserve des chasseurs britanniques et français a quelque chose de rassurant pour l’avenir.

Photos © Royal Air Force.

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9 COMMENTAIRES

  1. Salut Arnaud,
    Comme tu le dis si justement  » c’est rassurant pour l’avenir » !
    Derrière le show médiatique des politiciens, il y a le réalité du terrain (ciel – espace – terre – mer). Cette réalité saute aux yeux, même si certains ont encore du mal à l’accepter. Face à l’adversité, en clair la CHINE et la RUSSIE, voir carrément une alliance SINO RUSSE (ou les armées de l’Empire, on se croirait dans un épisode de STAR WARS …!!!), les ALLIES à même de peser dans une confrontation symétrique, ne sont pas légion…. les USA, la FRANCE, le ROYAUME UNI, le JAPON, et dans une moindre mesure la COREE DU SUD, Ils n’ont donc pas le choix, et la recrudescence des exercices militaires multinationaux entre ces différents pays ne trompe pas,
     » SI VIS PACEM, PARA BELLUM  » .
    Les anglo-saxons ont beau nous détester cordialement, et vice versa, quand il faut aller à l’essentiel soit « sauver nos valeurs démocratiques » les liens se resserrent et l’expérience parle. Nos militaires ne s’y trompent pas, surtout quand leur vie est en jeu…
    Cordialement,

  2. Juste pour l’auteur de l’article. Depuis la rectification orthographique de 1990, le pluriel de scénario est scénarios. C’est la forme usuelle la plus couramment utilisée.
    Cordialement

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