La France par la voix de sa ministre des Armées, madame Florence Parly, a apporté son soutien aux Émirats Arabes Unis aujourd’hui sous la pression islamiste. Ce pays du Golfe est actuellement un des plus fervents alliés régionaux de la coalition internationale et en paye le prix fort : quatre attaques de drones depuis le début de l’année. En réponse Américains et Français ont promis une aide militaire d’urgence, sous la forme pour notre pays de l’engagement des Dassault Aviation Rafale B/C de l’opération Chammal. Le renfort d’un avion de surveillance radar Boeing E-3F est d’ores et déjà envisagé.

En effet en janvier 2022 ce sont trois attaques réalisées par des drones de facture artisanale qu’ont eu à subir les populations émiraties. Des engins entrés dans l’espace aérien souverain des Émirats Arabes Unis par celui du sultanat d’Oman. Pourtant ce dernier pays ne semble pour rien dans ces attaques. D’autres lancements auraient eu lieu depuis le désert émirati lui-même. L’auteur revendiqué est le groupe terroriste islamiste Ansar Allah, la branche armée du mouvement zaïdite houti. Ce dernier reproche aux EAU leur alignement sur les États-Unis, la France, et la Grande Bretagne dans la guerre contre le terrorisme islamiste en Irak et en Syrie. Un argument qui peut surprendre de la part d’Ansar Allah quand on sait que ce groupe n’est pas djihadiste, à la différence d’Al-Qaïda et de Daech. Il ne prône nullement la «guerre sainte» vis-à-vis des autres pays, c’est à dire le djihad.
Une quatrième frappe de drone artisanal a eu lieu il y a quelques jours, début février.

Malgré un effet tactique nul puisque les quatre drones ont été interceptés par la DCA émiratie l’effet psychologique est là : la population vit dans la terreur de nouvelles attaques. C’est justement là que les alliés américains et français entre en jeu.
Florence Parly a officiellement annoncé que les avions de combat Rafale F3R présents dans le pays au titre de la Base Aérienne Projeté et donc de l’opération Chammal seraient activés en cas de besoins. Si les Émiratis en font la demande nos chasseurs pourront décoller ou se dérouter afin d’aller descendre les dits drones. Des frappes aériennes contre les positions d’Ansar Allah sont même envisagées, à condition que les forces ennemies soient présentes sur le territoire des EAU. Il n’est pas question d’aller le frapper au-dessus du sultanat d’Oman.
Côté Américains on annonce le déploiement du destroyer lance-missiles de l’US Navy USS Cole et l’envoie de quelques chasseurs furtifs Lockheed-Martin F-35A Lightning II appartenant à l’US Air Force.

Reste à savoir si ces moyens franco-américains seront suffisant afin d’endiguer la menace houtie contre Abou Dhabi.

Photos © Armée de l’Air et de l’Espace.

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