C’est actuellement une des versions les plus modernes du célèbre chasseur russe. Ce dimanche 30 janvier 2022 l’Aviatsiya Voyenno-Morskogo Flota Rossii a réceptionné ses deux derniers exemplaires du Sukhoi Su-30SM2 Flanker-C. C’est la flotte de la Baltique qui met en œuvre ces vingt-et-un avions de combat multi-rôles. Bien qu’appartenant à l’aéronavale ces jets ne sont nullement navalisés.

Le rôle premier de ces avions est de rajeunir la flotte de l’AVMFR dans la Baltique. Jusque là cette région ultra stratégique, puisque proche des forces de l’alliance Atlantique, alignait une demi-douzaine de vieux chasseurs Sukhoi Su-27P Flanker-B hérités de l’ère soviétique ainsi qu’une dizaine d’avions d’attaque et de pénétration Sukhoi Su-24M Fencer-D au moins aussi vieux. Une flotte aérienne jugée bien trop disparate par Moscou qui a décidé d’y mettre bon ordre. On comprend largement la décision russe.

Aussi élégant et racé soit t-il le Su-30 Flanker-C reste une énorme machine !

C’est en août 2020 à l’occasion du salon Army 2020 de Moscou que le ministère russe de la défense nationale passa commande pour vingt-et-un chasseurs multi-rôles Su-30SM2 auprès de Sukhoi. Dès le départ le contrat prévoyait des livraisons échelonnées entre début décembre 2020 et fin janvier 2022. Treize mois et demi pour livrer autant d’avions : Sukhoi a fait très fort.
Sur le papier le Su-30SM2 est l’une des versions les plus avancées du Su-30. Elle dispose notamment de nouveaux réacteurs Saturn AL-41F1S et d’un radar Tikhomirov Irbis-E doté d’une antenne à balayage électronique passive. En fait tous deux ont fait leurs preuves sur le chasseur de supériorité aérienne Sukhoi Su-35S Flanker-E.

La flotte de la Baltique avait organisé une cérémonie ce dimanche pour la réception des quatre derniers Su-30SM2.

On peut donc considéré qu’à l’été 2020 l’AVMFR a continuer de faire confiance au Sukhoi Su-30 Flanker-C en doublant quasiment sa flotte. Elle possédait déjà vingt-deux avions de ce type au standard Su-30SM. D’un autre côté on peut se dire qu’elle aussi boude le Su-35 Flanker-E sans doute un peu trop onéreux pour le budget de l’aéronavale russe.
La présence de chasseurs terrestres dans ses rangs est une tradition dont l’AVMFR a hérité de l’AVMF, son ancêtre soviétique. La mission de première de ses chasseurs est d’apporter appui et protection aux bâtiments de guerre, sans toutefois pouvoir disposer d’une capacité d’appontage. Ça tombe bien le seul et unique porte-avions russe est dans un état calamiteux malgré des rénovations entamées l’an dernier.

Photos © ministère russe de la défense.

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5 COMMENTAIRES

  1. Je doit reconnaitre que je ne suis pas un fervent admirateur des productions Russes en terme d’aviation, par contre à mon corps défendent et presque à contre cœur, je trouve à cet avion une sacrée gueule intimidante ! Puis, en effet sortir tant d’unitées en si peu de temps laisse songeur

  2. Bonjour,
    Cet article nous pousse à la réflexion sur les intentions de l’aéronavale Russe.
    Le Su-27p a été mis en service en 1984 soit à peu près en même temps que nos Mirage 2000C.
    Donc il est à peine plus récent que le Su-24M Fencer-D qui date de 1983. C’est pas si vieux que ça pour faire de la reco ou police aérienne. Nos Mirages 2000C sont toujours en service actif sur le territoire nationale et en mer noire, il me semble. Les Su-27 et Su24 semblait suffire pour les opérations assignées. Si l’aéronavale n’a pas choisi le Su-35, ce doit être aussi parce que le modèle n’est pas biplace. L’objectif des bi-places est de pouvoir séparer les taches, de délester la charge de travail du pilote sur son Officier Radar et donc de pouvoir mettre en œuvre un armement plus rapidement mais aussi de pourvoir faire de longue route/patrouille. Même si le Su-30 a été introduit en 1996, la variante SM2 donnera un bon en avant technologique colossale et surtout la possibilité de réaliser des missions antiship. La question que je me pose est pourquoi la Russie installe rapidement un grand nombre d’avion militaires capable de réaliser des missions de CAP, d’antiship, et de bombardement à la place d’avion d’interception/escort?
    Effectivement l’admiral Kuznetsov est en piteuse état et cela ne va pas changer de si tôt. mais à quoi bon avoir un Porte-Avion alors que tous les théâtres d’opérations sont à une embardé de la Russie et que le territoire Russe est jonché d’aéroport pouvant accueillir ces avions. Ce n’est pas comme la France le Royaume Uni ou les Etats-Unis qui doivent avoir des Portes-Aeronef pour déployer leur arsenal au loin en assurant la logistique. Le Su-30 a la capacité de ravitaillement aérien et pourrait traverser la Russie avec des points de ravitaillement régulier. Donc pouvant potentiellement être déployé n’importe où.
    Potentiel de riposte ou d’offensive?
    A mon avis, ça sent pas très bon…

  3. Le problème des constructeurs d’armements russes réside jusqu’à présent dans l’avion que et les radars de bord, ils n’arrivent pas à mettre au point un radar AESA à l’instar des occidentaux.

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