Le bilan humain des bombardements contre la ville portuaire ukrainienne sont d’ores et déjà dramatiques. En un peu plus de deux semaines de combats les forces aériennes et terrestres déployées par le dictateur Vladimir Poutine ont ravagé plus de 70% du territoire de la ville. Des avions d’attaque comme les Sukhoi Su-25 Frogfoot et Su-34 Fullback mais aussi des chasseurs multi-rôles de type Su-30 Flanker-C ont frappé ça et là les différentes positions de la résistance ukrainienne. À Moscou la propagande d’état persiste à annoncer combattre des forces prétendument «néonazies».

Marioupol est devenu le symbole d’une guerre aérienne et terrestre totale menée par des forces militaires russes qui ne se soucient plus du tout de la vie humaine, même pas celle des civils les plus innocents. Les blindés et chars d’assaut frappés du désormais tristement célèbre Z tirent au quotidien contre les immeubles d’habitation de la ville, craignant que ceux-ci abritent des tireurs embusqués dotés de missiles antichars et de mitrailleuses lourdes. À basse altitude les hélicoptères de combat Kamov Ka-52 Hokum-B et Mil Mi-24 Hind ouvrent eux le feu sur tout objectif qu’ils jugent comme mettant en danger l’invasion. Des roquettes lancées depuis de telles voilures tournantes ont ainsi explosé aussi bien dans de rares épiceries encore ouvertes ou à la gare routière. On est très très éloigné des cibles supposées exclusivement militaires avancées au début du conflit par le dictateur russe.

Il y a quatre jours des avions d’attaque Sukhoi Su-24 Fencer frappaient le principal hôpital de la ville, entraînant trois personnes dans la mort dont une fillette de seulement 7 ans. À Moscou les «journalistes» annonceront dans la foulée la destruction d’un centre de commandement des forces spéciales ukrainiennes.
Deux jours plus tard les avions russes frappaient les abords de la grande mosquée Sultan Souleiman où environ 80 civils s’étaient réunis. Si dans un premier temps des infos ont annoncé sa destruction partielle il semblerait qu’en fait celle-ci ne soit que lézardée. Une bombes aurait explosé à 70 mètres de sa façade.

C’est donc depuis jeudi 24 février 2022 et le début de l’agression russe de l’Ukraine que Marioupol est sous les bombes et obus. Jour et nuit elles tombent du ciel et sont crachées par l’artillerie et les chars russes. Les missiles air-sol et missiles de croisière ciblent de leur côté les objectifs considérés comme les plus importants. Selon les ONG encore présentes sur place (telles le Comité International de la Croix-Rouge, Human Right Watch, et Médecins Sans-Frontière) la ville aurait été détruite entre 70 et 75% de son territoire. À près de 100% même sur sa zone portuaire. Au-delà des dégâts matériels le bilan humain s’élève ce dimanche 13 mars 2022 entre 1879 et 2187 morts civils depuis le début du siège de la ville.
La grande mosquée Sultan Souleiman va t-elle devenir à Marioupol ce que fut la cathédrale Saint-Michael pour Coventry ? Les semaines à venir nous le diront sans doute.

Photo © ministère russe de la défense.

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7 COMMENTAIRES

  1. Et on reste les bras croisés…..
    Leur aviation est plus fiable que leur blindés.
    Poutine la gagnera et colonisera avec des vrais russes !….

  2. Probablement ceux qui cautionnement les crimes du président de la République bananière du Kremlin. Après tout, il combat les nazis. Raser une ville de 300 000 habitants, c’est un détail.

    • La Turquie a déjà officiellement fait part de son inquiétude, en raison de la présence parmi les fidèles de certains de ses ressortissants parmi lesquels des enfants.

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