Il risque de bientôt y avoir embouteillage de porte-avions entre la Méditerranée centrale et la Méditerranée occidentale. Depuis une semaine l’USS Harry S. Truman participe aux missions dites de réassurance au profit des pays de l’alliance Atlantique inquiets pour leur sécurité suite à l’invasion russe de l’Ukraine. Ses avions de combat Boeing F/A-18E/F Super Hornet et EA-18G Growler ainsi que ses AWACS embarqués Northrop-Grumman E-2D Advanced Hawkeye peuvent ainsi en quelques minutes rejoindre la Mer Noire et les espace aériens bulgares et roumains. Le porte-avions français Charles de Gaulle est également présent dans la région, catapultant au quotidien ses avions pour des vols similaires.

Si le besoin se faisait ressentir pour les avions de l’US Navy de rejoindre la Mer Noire ils pourraient compter sur la solidarité des pays membres de l’OTAN. Les espaces aériens italiens et surtout grecs leur sont totalement ouverts. L’Albanie de son côté exige que des demandes soient faites au cas par cas. Tirana insiste cependant qu’en cas d’affrontement ouvert elle ne s’opposera pas au passage des appareils de l’alliance Atlantique. Elle tient à ses relations apaisées avec la Grèce.

Ce Super Hornet monoplace est configuré en mission de défense aérienne.

En attendant donc les avions et hélicoptères embarqués de l’aéronavale américaine font des ronds dans l’eau, celles de la Mer Ionienne. Au passage l’USS Harry S. Truman a croisé le Cavour, le porte-avions italien. Les équipages de ses Growler et Super Hornet ont pu s’exercer avec leurs collègues de la Marina Militare qui volent sur Lockheed-Martin F-35B Lightning II. Le porte-avions américain n’a lui pas encore reçu de chasseurs furtifs.
Mais l’heure pour les forces américaines n’est vraiment pas aux exercices. Donc ils enchaînent les catapultages et appontages en alerte.

Désormais les F/A-18E/F Super Hornet prennent les airs avec des missiles air-air bons de guerre et il en est de même des missiles antiradars et équipements de contre-mesures électronique fixés sous les voilures des EA-18G Growler. Une telle procédure n’a pas été activée depuis très longtemps dans cette partie de la Méditerranée. La dernière fois c’était en 1999, suite aux opérations alliées contre la Serbie au Kosovo. Les tueurs de radars étaient alors des Grumman EA-6B Prowler en retraite dans l’US Navy depuis un peu plus de six ans et demi. De leur côté les chasseurs étaient alors des Grumman F-14D Tomcat et des McDonnell-Douglas F/A-18A/B Hornet, eux aussi retirés du service aujourd’hui.
La menace est aussi plus forte puisque la Russie est une des premières forces armées au monde et qu’elle brandit désormais clairement la menace nucléaire. Ce que la Serbie n’a jamais pu faire, n’étant qu’une puissance mineure en Europe balkanique.

Tandis que ce Super Hornet monoplace l’est en ravitailleur en vol.

Même si les risques d’une intervention alliée en Ukraine sont actuellement très proches de zéro, en raison principalement des dites menaces de feu atomique lancées par le dictateur russe Vladimir Poutine, les avions de l’US Navy se préparent au scénario du pire. Celui-ci serait de devoir affronter au-dessus de la Mer Noire ou de la Roumanie des chasseurs Sukhoi Su-27 Flanker ou Su-35 Flanker-E frappés des marquages de nationalités de la fédération de Russie. Les deux blocs auraient alors atteints un point de non-retour.

Photos © US Navy.

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