Il y a quelques jours le Canada rejoignait le programme euro-japonais en qualité d’observateur. Visiblement cette décision a fait des émules, notamment en Asie, puisque l’île état de Singapour a choisi d’emprunter la même voie. La Republic of Singapore Air Force entend en effet disposer d’ici quinze à vingt ans d’un avion de combat de 6ème génération à même de remplacer une partie de son actuelle chasse. Pour autant rien n’indique qu’elle ne tourne définitivement le dos à une alternative américaine.
La calendrier actuel du programme GCAP c’est la livraison des premiers chasseurs de génération future à l’horizon 2035 pour l’Italie, le Japon, et le Royaume-Uni et à celui de 2040 pour le Canada actuellement observateur. Singapour vise un traitement similaire, et a donc lancé les négociations avec Londres, Rome, et Tokyo en ce sens. Pour autant l’île état rappelle qu’elle n’est pas exclusive avec le programme euro-japonais en vu du remplacement de sa centaine d’actuels Boeing F-15SG Super Eagle et General Dynamics F-16C/D Fighting Falcon.
En gros la méthode de pourparlers des Singapouriens n’est pas du tout la même que celle des Canadiens. Elle est beaucoup plus agressive, et a même tendance à mettre la pression sur les trois pays porteurs du programme GCAP.
Ils ne cachent pas qu’en dehors de ce futur avion international ils s’intéressent de très près aux développements en cours aux États-Unis que sont le Boeing F-47 et le Lockheed-Martin F-55. Et ce même si ce second demeure beaucoup plus hypothétique que le premier.
Il se dit d’ailleurs que parmi les membres du programme les plus circonspects sont les Italiens. Jamais depuis les Hawker Hunter F Mk-74 et les BAC Strikemaster Mk-84 les Singapouriens n’ont utilisés d’avions d’armes autre chose qu’américains. De là à voir dans leur démarche celle d’un cheval de Troie il n’y a qu’un pas… d’autant qu’à la différence du Canada Singapour ne possède aucune industrie aéronautique de premier plan capable de soutenir le programme.
Pour être très honnête la démarche de ce pays asiatique est des plus étonnantes car ses relations avec le Japon ne sont même pas fleurissantes, tout au plus à peine cordiale. Tandis que si l’Italie leur a bien vendu des avions d’entraînement les Européens ont toujours échoué à essayer de leur faire acheter des avions de combat. Ces négociations surprennent donc un peu à tous les niveaux.
Affaire à suivre
Illustration © Japan Air Self-Defence Force
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Une réponse
Les singapouriens volent sur M-346 basés à la BA120 de Cazaux. A part ça en effet, pas grand chose à se mettre sous la dent côté européen