L’Ukraine commande un premier lot de Dassault Aviation Rafale F4 !

Les mauvaises langues diront qu’on est loin des cent avions annoncés il y a quelques mois. Ce lundi 13 juillet 2026 le Président de la République, monsieur Emmanuel Macron, a révélé que l’Ukraine avait fait le choix de commander un lot de seize avions de combat Dassault Aviation Rafale F4. En parallèle la France octroie à son allié les licences de production de la munition AASM 250 et du missile de croisière SCALP-EG, les deux principales armes air-sol du chef d’œuvre clodoaldien. Le montant du contrat n’a pas été divulgué par l’Élysée.

L’Ukraine et son président, monsieur Volodymyr Zelsensky, sont les invités d’honneur de ce 14 juillet 2026. C’est à l’occasion de cette venue que le chef d’état a choisi d’officialiser sa commande de seize Rafale F4. Même si le détail n’a pas été révélé certains médias locaux parlent de douze monoplaces Rafale C et quatre biplaces de transformation opérationnelle Rafale B. Ce qui par contre a été confirmé par le Président de la République Emmanuel Macron c’est qu’outre ces seize avions de combat de génération 4.5 l’Ukraine obtient une licence limitée de production pour les Armements Air-Sol Modulaires de 250 kilogrammes, aussi connus comme AASM 250, pour les missiles de croisières SCALP-EG, et pour les missiles sol-air Aster 30 spécialisés dans la défense de zone.
Une licence limitée signifie que l’Ukraine ne peut produire que pour elle-même, et en aucun cas dans le cadre d’exportation pour son compte.

Selon le Président de la République Emmanuel Macron lui-même les premiers Rafale F4 seront livrés à l’Ukraine d’ici deux ans. Ils devront pouvoir voler de manière opérationnelle à partir du second semestre 2028 ou du premier de 2029. Rappelons que d’autres clients de Dassault Aviation attendent également leurs avions, à l’image de l’Indonésie qui a débuté ses réceptions ou bien encore de la Serbie qui le fera en même temps que l’Ukraine.
Il est inenvisageable que ceux ci laissent la place à Kyïv. La France, elle, le pourrait. L’Armée de l’Air et de l’Espace s’effacerait alors, temporairement, devant la Povitryani Syly Zbroynykh Syl Ukrayiny.

L’accord passé entre Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky autour des Rafale F4 et des armements est ce qu’on appelle un G2G, soit Governement to Governement. Il permet souvent d’éviter certains contingences propres aux industriels et facilite des négociations autant diplomatiques que commerciale.
On remarque le président ukrainien a été parfait niveau timing, deux semaines après avoir annoncé commander le JAS 39E/F Gripen de l’avionneur suédois Saab. Kyïv fait clairement le choix de l’Europe, au détriment des avionneurs américains.

Emmanuel Macron, jamais avare de petites expressions, parle désormais d’une feuille de route entre nos deux pays. Une manière comme une autre de rappeler à son partenaire et ami Volodymyr Zelensky ses engagements de novembre dernier sur un total à venir de cent Rafale ! Ces seize premiers exemplaires sont déjà une très belle prise, et à n’en pas douter une très mauvaise nouvelle pour la Russie de Vladimir Poutine.

Affaire (évidemment) à suivre

Photo © Armée de l’Air et de l’Espace


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Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.
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Commentaires

11 réponses

  1. Que de chemin parcouru depuis février 2022 ! A l’époque, je me souviens que l’Allemagne, dans sa grande mansuétude, avait dédaigneusement proposé de livrer à l’armée ukrainienne… des casques et des gilets pare-balles hors d’âge. Bien d’autres pays européens étaient tout aussi frileux, prédisant un effondrement rapide de l’Ukraine : sur le plan matériel, c’était « Demerden Sie sich ! »
    Nous en sommes bien loin désormais.
    Quelle retournement de situation ! La profondeur stratégique, qui fait de la Russie un pays réputée inviolable se retourne contre elle, à l’aune de l’opération Toile d’araignée de juin 2025. L’initiative stratégique leur a été désormais reprise. Les drones et missiles ukrainiens commencent à pleuvoir dru.
    Ne boudons pas notre plaisir : la livraison supplémentaire de Mirage 2000 retrofités, ce nouveau marché de Rafale F4 avec son armement, comme celui des Gripen, vient à point nommé et est tout bénéfice pour la Povitryani Syly Zbroynykh Syl Ukrayiny.
    En attendant les F-16 belge… qui n’arriveront probablement jamais.

  2. En service dans l’armée de l’air ukrainienne : des avions de combat d’origine soviétique (MIG 29, SU24 etc…) des F16 d’origine diverses, quelques Mirage 2000, bientôt des Gripen suédois puis des Rafale… Question rationalisation de la flotte aérienne de combat le moins qu’on puisse dire c’est que ce n’est ni cohérent ni économique. On peut supposer que la mise en service de nouveaux avions sous tend la réforme de certains autres, bien que pour faire masse ce ne soit pas dans les habitudes ukrainiennes de mettre au rebus ce qui peut encore servir. Bref, je plains le chef de la logistique de l’aviation militaire ukrainienne. Cauchemar coûteux à venir.

    1. Ouais pour sur sa doit d ailleurs être assez sympa de trouver les pièces pour ces vieux coucou soviétique qui doivent avoir en moyenne entre trente et quarante ans et où le principal moyen de se procurer des pièces doit être la cannibalisation de ce qu ils ont en stock. Sa coupler a la micro flotte de mirage 2000 plus toute jeune non plus, après guerre si elles se termine un jour y a moyen qu il y ait des retrait de service en urgence.

        1. D’une manière comme d’un autre monsieur ou madame LYan ces Rafale F4 seront payés, je ne vois pas pourquoi vous semblez obnubilé par le moyen de paiement. Avez vous eu les mêmes inquiétudes pour l’Égypte, l’Indonésie, ou encore la Serbie ?

    1. Bonne question au sujet du financement.

      La réponse est pourtant évidente il me semble. Tous les pays européens vont finalement payer tout ou partie de la facture. Seule l’Ukraine s’est mobilisée en premier lieu contre l’ours russe incarné par Poutine et ses sbires. Elle nous sert de rempart et nous permet jusqu’à ce jour d’émettre des commentaires bien confortablement assis derrière nos écrans.

      Les US, dans leur cécité de toujours face aux affaires internationales, défont méthodiquement les liens transatlantiques. Le possible changement d’administration au début de l’année 2029 n’y changera rien tant le mouvement avait déjà été initié par bien des prédécesseurs de l’agent orange, aussi bien républicains que démocrates d’ailleurs. Les US se sont rendus compte depuis bien quelques années qu’ils n’ont plus les moyens de leurs ambitions militaires et sont prêts à sacrifier l’Europe sur l’autel du Kremlin pour pouvoir combattre leur nouvel ennemi, la Chine ! Ils sont toujours prêts pour vendre leur camelote en revanche.

      Tant qu’à devoir payer, autant acheter Européen. Les ukrainiens nous montrent la voie même si la facture finira probablement par atterrir dans les chancelleries européennes. Je préfère finalement cette solution plutôt que d’être contraint à apprendre le russe et finir par recevoir contre mon gré un passeport venant de Moscou.

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