C’est un des enseignements directs de l’engagement américain contre l’Iran des ayatollahs. Face au danger croissant des drones de combat et des munitions rôdeuses l’US Marines Corps entend employer désormais ses hélicoptères d’attaque afin de les détruire. Un rôle nouveau qui ressemble étrangement à celui dévolu depuis quelques jours à quatre Eurocopter Tigre français déployés au Proche-Orient. Les aéronefs télépilotés n’en finissent pas de révolutionner la guerre contemporaine.
Si elle ne veut pas attendre qu’ils soient à portée de tirs de ses redoutables canons Phalanx CIWS de DCA l’US Navy n’a actuellement pas d’autres solutions que de faire décoller Boeing F/A-18E/F Super Hornet et/ou Lockheed-Martin F-35C Lightning II afin d’intercepter les drones menaçant ses porte-avions. C’est d’ailleurs ce qu’elle a fait depuis l’USS Abraham Lincoln avec un de ses chasseurs furtifs. L’emploi de missiles air-air AIM-9 Sidewinder ou AIM-120 AMRAAM contre des Shahed 136 de quelques milliers de dollars reste cependant une dépense particulièrement élevée. Même la très dépensière administration Trump ne peut pas accepter cela à trop long terme.
Aussi le Navy Yard a trouvé une solution d’urgence : faire décoller en urgence des Bell AH-1Z Viper. L’hélicoptère de combat de l’US Marines Corps dispose d’un armement jugé comme satisfaisant pour cette fonction nouvelle. On parle évidemment ici du canon (à trois tubes) M197 de calibre 20 millimètres et des paniers lance-roquettes. Ces derniers peuvent emporter et tirer aussi bien des Hydra 70 non guidées que des APKWS à guidage laser. Dans les deux cas ces armes au fort pouvoir destructeurs permettraient d’abattre des drones et munitions rodeuses ennemies à bien moindre coût.

Il y a cependant un hic. Et il est de taille dans le cas d’un drone de combat pouvant se défendre. Les roquettes n’ont qu’un rayon d’action très faible. Elles devraient être tirées quasiment à vue de l’engin télépiloté. Dans le cas du canon on peut supprimer le conditionnel : il est employé à vue ! Pour autant les tests réalisés aux États-Unis contre des drones cibles semblent avoir convaincu les amiraux américains.
On devrait donc prochainement voir des Bell AH-1Z Viper rejoindre les ponts d’envol des porte-avions de l’US Navy où ils sont habituellement absents.
Affaire à suivre
Photos © US Marines Corps
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2 réponses
Allez, un p’tit délire : bientôt des terriens chez les marins avec des Eurocopter Tigre sur le PAN Charles de Gaulle.
Je sais, le 1er avril est passé depuis quelque temps déjà…
Amusant. Curieux choix que le coyote sur sa fusée comme dessin de fuselage.
Ils savent qu’il passe son temps à tout rater et à se fracasser par terre?