Pour ce kézako intéressons nous à un terme aéronautique qui n’est ni anglophone ni francophone mais hispanophone. C’est suffisamment rare pour le souligner. Pédro est la traduction espagnole du prénom Pierre, c’est aussi un terme intimement lié à l’aéronavale et plus particulièrement aux hélicoptères embarqués sur porte-avions.
Sous ce vocable se trouve les hélicos de sûreté du bâtiment.
Dès qu’un chasseur est catapulté, prenons un Rafale M ou avant lui un F-8E (FN) Crusader, l’équipage du Pédro se situe à une distance comprise entre 80 et 110 mètres du travers bâbord du porte-avions. Son rôle est de mettre un plongeur à la mer au cas où l’avion catapulté s’abîmerait. Le Pédro est donc l’ange gardien des pilotes embarqués, leur saint-bernard… aux pattes palmées.

Dans la Royale ce rôle a été longtemps tenu par l’Alouette III avant que le Dauphin 2 ne vienne lui prendre sa place. Dans un futur proche, sur le France Libre, cela sera l’une des missions du Guépard.
Il est à noter qu’en français Pédro s’écrit avec un accent aigu sur le « e » et sans en anglais. Car oui l’US Navy aussi emploie ce terme.
Historiquement le Pédro est apparu dès lors que les hélicoptères sont arrivés sur les ponts d’envol.
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