Deux semaines après le drame qui a coûté la vie au major Akinori Hosomi toujours aucune trace de son corps et de l’épave de son avion. Sur les eaux et dans les airs les recherches menées par le Japon et les États-Unis sont étroitement surveillées par des aéronefs et des navires appartenant principalement à la Chine mais aussi à la Russie toute proche. Or ces deux pays ne participent nullement aux opérations, elles ne semblent rechercher que les restes du F-35A Lightning II. Mais le Pentagone demeure confiant et estime que jamais ils ne retrouveront avant eux la dépouille ou l’avion.

Pour mémoire c’est dans la soirée de ce mardi 9 avril 2019 que l’avion a été perdu lors d’une banale mission d’entraînement. On ignore encore les causes exactes de la perte de l’avion de combat et du décès de son pilote. Toutes les thèses sont envisagées dans l’archipel nippon : incident technique, collision aviaire, erreur de pilotage, ou bien acte délibéré d’une puissance étrangère. Même si cette dernière thèse n’est pas la plus sérieusement prise en compte par les enquêteurs ne l’excluent pas. Il faut dire que les navires chinois et russes, assistés d’avions-espions sont omniprésents dans la zone présumée où le Lockheed-Martin F-35A Lightning II s’est abîmé en mer.

Dans les airs des appareils américains et japonais de patrouille maritime, assistés d’un avion-espion Lockheed U-2S, ratissent littéralement la zone. Ils sont accompagnés de quatre navires de guerre là aussi américains et japonais, et de deux de la garde côtière japonaise.
Mais le secteur est vaste, grand comme la moitié de la France. Et pourtant il est passé au peigne fin par les équipes de secours.

Mais alors pourquoi Chinois et Russes essayeraient de récupérer des débris de Lockheed-Martin F-35A Lightning II ? Dans les deux cas ces pays ont développé leurs propres avions de chasse furtifs, les Chinois s’étant même lancé dans la conception d’un avion sensé directement le concurrencer : le FC-31, la version export du Shenyang J-31.
Quant à la Russie c’est encore plus incroyable puisque ses médias et sa propagande d’état n’ont de cesse depuis plus de dix ans de faire passer le chasseur américain pour une véritable calamité, l’ayant même affublé du sobriquet de «fer à repasser volant». Quel intérêt alors pour la toute puissante industrie aéronautique russe de récupérer des éléments d’un aussi mauvais avion ? Il faut le reconnaitre : on se perd en conjectures

Quoiqu’il en soit la présence de la Chine et de la Russie empêche largement les États-Unis et le Japon de mener à bien leur mission. Car en même temps qu’ils participent à ces recherches ils doivent aussi interdire la zone de recherches aux forces adverses. Depuis l’accident les interceptions d’avions chinois et russes ont même réussi à augmenter pour la Japan Air Self Defense Force. Elles étaient déjà très élevées. Et à chaque fois les chasseurs nippons retardent l’action des équipes de secours.

Photo © JASDF.

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13 COMMENTAIRES

  1. Pour rappel, l’avion est tombé dans,les eaux internationales, et le droit d’épave est pleinement d’application. Fer à repasser volant ou pas, les USA procéderaient exactement de la même manière si un avion récent russe ou chinois était tombé au même endroit.
    Au final, qui récupèrera l’épave, on s’en fout un peu, tous les secrets qu’il contient étant destinés à devenir has been à court terme, s’ils ne le sont pas déjà. Ce qui aurait été important, ça aurait été de retrouver le pilote vivant, mais même simplement sa dépouille ça aiderait sa famille et ses amis.

  2. Cher(e)s Vous,
    Cette histoire de recherche d’un appareil militaire aux technologies « top secret » disparu, corps et bien, me laisse aussi perplexe que celle d’un plus gros appareil pas secret du tout et toujours pas retrouvé depuis 5 ans.
    Divers points communs: l’évaporation pure et simple des appareils ( bien qu’il semble que des pièces sensées appartenir aux deux appareils aient été retrouvées), les technologies de furtivité, l’implication des US et chinois,
    L’appareil disparu avait déjà atterri deux fois suite à des problèmes techniques. Il est également à noter que l’appareil volait avec transpondeur allumé (vol d’entraînement) donc disparition du signal correspond à une défaillance du système, la destruction de la cellule ou à l’extinction du transpondeur par le pilote lui même..

    Wait and see…

    Bien à Vous,

    Airforceone

  3. se perdre en conjecture!
    Tout simple, suis pas specialiste, mais si j ai la possibilite d etudier une techno d un potentiel adversaire, je vais l etudier pour voir les points faibles, meme si je possede mieux …
    Bizarre article pour un specialiste, ou article oriente. je pense a la 2eme solution.

  4. Le F-35 est une catastrophe industrielle, mais si l’avion est mauvais l’électronique embarquée est dernier cri

    Pouvoir mettre la main sur le radar, les systèmes de contre-mesure et le moteur aurait un grand intérêt pour Russes et Chinois

  5. C’est vrai que les moteurs c’est pas leur fort à ces deux nations, surtout en ce qui concerne la Chine.
    Les russes font des moteurs gros et puissants mais ils consomment et manquent de fiabilité.

  6. enfin, il semblerai, car moi non plus, je ne suis pas spécialiste.
    Mais d’après les Indiens, un mirage 2000 c’est quand même beaucoup plus facile à maintenir en état de vol qu’un Su30Mki

  7. Ah bon alors pourquoi acheter autant de su 30??? Ces avions sont différents et employés différemment, de plus la seule difficulté d’entretien en Inde des soukhoii tient à la diplomatie… Les Russes flirtent avec les Chinois et l’Inde n’aime pas ça… Pour ce qui est du crash, on ne peut que déplorer la certaine mort du pilote Japonais…. Oyasumi nasai samouraï…

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