Même si on s’active actuellement chez Boeing pour tenter de faire revenir sur le devant de la scène le biréacteur mono-couloir vedette, cela peut paraître très long pour les sous-traitants. Et c’est notamment vrai pour la quarantaine d’entreprises françaises qui participe activement au programme industriel de cet avion de ligne. Des sociétés qui pour autant ne désespèrent pas car les carnets de commande sont toujours là. Bien souvent elles œuvrent également pour la concurrence tel le groupe Airbus.

Car derrière un Boeing 737 Max ce n’est pas exactement de la technologie 100% américaine, loin de là. Les hublots et la verrière par exemple sont produits par Saint-Gobain, les toboggans d’évacuation et certaines parties des réservoirs de carburant par Zodiac, les pneumatiques par Michelin sans oublier bien sûr la motorisation. Cette dernière est la même pour tous les avions. Qu’ils soient Max 7, Max 8, Max 9, ou même le futur Max 10 ils reposent leur propulsion sur le turbofan de nouvelle génération LEAP-1B développé par CFM International.
Cette coentreprise franco-américaine appartient à 50% au motoriste Safran.

Autant le dire tout de suite le Boeing 737 Max est donc «un peu français». Mais comme il l’est aussi avec des entreprises allemandes, britanniques, espagnoles, ou encore japonaises. Sauf que la France est le principal pays sous-traitant de Boeing en Europe, et selon certaines sources même dans le monde.
Et effectivement il n’est pas rare du tout qu’un équipementier hexagonal travaille à la fois pour Airbus et Boeing sur des modèles en concurrence directe. C’est aussi ça la loi du marché quand les fournisseurs sont peu nombreux et de très grande qualité. Airbus aurait tort de bouder un sous-traitant sous prétexte qu’il travaille avec Boeing, ou inversement.
Pour revenir à la motorisation l’ultramoderne LEAP-1 de CFM International est utilisé à la fois donc sur les 737 Max mais également sur les avions de la famille A320 Neo (de l’A319 Neo à l’A321 Neo inclus) et même bientôt sur le futur Comac C919 chinois.

Autant dire que dans toutes ces entreprises on scrute de très près ce qui se passe de l’autre côté de l’Atlantique, attendant que Boeing ait terminé son chantier et que l’aviation civile américaine donne son feu vert à la reprise des vols. Cela pourrait bien intervenir avant la fin du mois d’avril. Nous y reviendrons alors.

Photo © Boeing Company.

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