La rentrée des classes est synonyme dans l’aviation militaire de rotation pour les équipages engagées avec leurs avions dans la mission Baltic Air Policing. Ce dimanche 1er septembre 2019 a été marqué par le début de la mission des quatre avions de combat SAAB JAS 39C Gripen appartenant à la force aérienne tchèque. Ces avions remplacent ainsi sur la base estonienne d’Ämari les Eurofighter Typhoon FGR.4 déployés jusque là par la Royal Air Force. Ils y resteront jusqu’aux fêtes de fin d’année incluses.

C’est la deuxième fois dans leur histoire que des SAAB JAS 39C Gripen tchèques participent à l’opération de sécurisation de l’OTAN. La fois précédente, en septembre 2012, ils avaient été basés en Lituanie. C’est donc une grande première pour leurs équipages que de devoir opérer depuis Ämari en Estonie. Et ils vont avoir fort à faire durant ces quatre prochains mois pour protéger les espaces aériens souverains des trois petits baltes.

En peuvent en attester leurs homologues britanniques qu’ils viennent relever. Présents depuis le 1er mai 2019 avec leurs quatre Eurofighter Typhoon FGR.4 ils sont loin d’avoir chômé ou de s’être reposé sur leurs lauriers. Ils ont connu une fin de printemps et un été assez mouvementé. En quatre mois ils ont conduit vingt-et-une missions d’interception et d’identification d’aéronefs jugés hostiles. Dans 100% des cas il s’agissait d’appareils appartenant à la fédération de Russie, très majoritairement des avions militaires. Au total cinquante-quatre ont ainsi été approché de très près par les jets de combat de Sa Majesté.

Des avions ravitailleurs Ilyushin Il-78 Midas, des avions-cargos Antonov An-12 Cub et Ilyushin Il-76 Candid, ou encore des avions de patrouille maritime Ilyushin Il-38 May en faisaient partis. Mais les cibles favorites des jets britanniques étaient bien évidemment les avions de chasse russes volant en trop grande proximité de l’espace aérien de l’OTAN à l’image des Sukhoi Su-27 et Su-35. Et à chaque fois les Typhoon FGR.4 ont reconduit les indélicats avions russes loin des espaces aériens souverains estoniens, lettons, et lituaniens.

Les pilotes tchèques vont donc avoir fort à faire pour se hisser au même niveau que leurs collègues britanniques. Il est à remarquer que c’est un quart des Gripen monoplaces tchèques qui sont actuellement déployés en Estonie, ce qui en fait une mission de premier plan pour cette petite force aérienne essentielle à la défense commune de l’organisation atlantiste.
Les pilotes russes sont prévenus, ils vont encore avoir du répondant en face d’eux.

Photo © ministère tchèque de la défense.

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8 COMMENTAIRES

    • Le grand n’importe quoi a commencé quand les Russes ont cru bon de violer les espaces aériens souverains des trois états baltes, d’envahir la Crimée et de l’annexer, ou encore de subventionner de lâches attaques terroristes au Dombass ! Et ça n’a rien de marrant.

      • Cher Monsieur en tant que modérateur de ce site vous devez être impartial et ne pas afficher une certaine russophobie. Cela deviens gênant car la Russie est un Pays européen contrairement à l’Amérique qui fait voler ses avions aux limites des frontières russes. Donc le problème n’est pas là Russie mais plutôt la volonté expansionniste des USA

        • « Une certaine russophobie » ? L’expression est intéressante. Pas de ça chez nous, simplement de l’objectivité. L’aviation russe passe son temps à essayer de violer les espaces aériens souverains de plusieurs pays membres de l’OTAN, ça c’est factuel. Quant à votre vision des États-Unis elle est très orientée, on croirait lire les commentaires de certains médias comme Sputnik ou RT.

  1. La puissance russe me semble largement surestimée. Les russes forment un grand peuple, mais il ne faut pas oublier tout de même que la Russie a grosso modo le même P.I.B. que l’Italie. Et comme l’argent est le nerf de la guerre…

    • Comme souvent une réponse assez simpliste au sujet de la Russie ( je suis certainement pas pro-russe, hein… ) C’est sûr le PIB est bas et ne va pas en s’améliorant. Par contre, le prix de revient du matériel, de son usage et la part budgétaire consacrée à l’armée n’a rien à voir avec nos données occidentale. Et je pense que si il faut y consacrer 50 % du PIB, Poutine n’hésitera pas. Derrière la vitrine, son peuple crève de faim, mais il s’en tape. il préfère exacerber le nationalisme pour effacer le reste. Alors OUI la Russie reste une menace, surtout cyber, même si moins inquiétante que la Chine !

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