L’aviation hongroise a commencé le processus de séparation de ses hélicoptères d’origine soviétique. Afin de poursuivre l’occidentalisation de ses moyens aériens la Magyar Légierö va passer à une flotte de voilures tournantes entière équipée Airbus Helicopters / Eurocopter. Ainsi les vieux Mil Mi-8/Mi-17 et Mi-24 doivent quitter le service. C’est désormais fait pour les premiers d’entre eux.

Un premier lot de quatre Mil Mi-8T Hip a été officiellement retiré du service ce vendredi 26 mars 2021, tandis qu’un second du même nombre de machines identiques le sera dans quelques jours. En fait plus aucun Mi-8 ne vole de manière régulière en Hongrie depuis le début de l’année, ce retrait du service ne faisant donc qu’entériner une réalité tactique déjà palpable. Pour autant ce n’est pas la fin totale des Hip au sein de la Magyar Légierö. Celle-ci aligne encore cinq Mi-17 qui assurent à eux seuls près de la moitié des heures de vol réalisées par les hélicoptères militaires de ce pays d’Europe centrale.

Selon l’état-major hongrois tous les hélicoptères d’origine soviétique auront quitté le service actif d’ici à fin 2023. Outre les cinq Mi-17 susnommés on compte aussi sur huit hélicoptère d’attaque Mil Mi-24 Hind.
Afin de remplacer toutes ces machines ex-soviétiques Budapest a choisi de rester fidèle à un seul constructeur : Airbus Helicopters au travers de deux contrats, l’un touchant des hélicoptères légers biturbines et l’autre des hélicoptères moyens biturbines eux aussi.
Airbus Helicopters H145M et H225M Caracal viendront donc profondément moderniser un parc aérien qui compte déjà deux Eurocopter AS.350B3 Écureuil commandés au début du siècle et utilisés pour les liaisons et l’entraînement.

Malgré une proximité diplomatique et politique avec la Russie contemporaine les Hongrois n’ont aucune confiance dans l’armement et l’aéronautique de défense en provenance de ce pays. Pragmatiques ils savent que les productions européennes leur sont favorables car elles leur garantissent le parapluie de l’OTAN. C’est pourquoi les hélicoptéristes russes n’ont pas réussi à s’implanter en Hongrie.
Il est désormais question qu’un de ces Mi-8T fraîchement retiré du service aille garnir les collections de l’Aeropark, le petit musée aéronautique de Budapest sis en lisière de l’aéroport international de la capitale hongroise.

Photo © Keypublishing

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