Cette commande n’est en rien une surprise pour les plus fidèles de nos lectrices et lecteurs. Ce samedi 14 janvier 2023 le groupe industriel russe UAC a confirmé la vente de vingt-quatre chasseurs Sukhoi Su-35 Flanker-E à l’Iran. Ces avions doivent commencé à être livré sous environ deux mois, étant pratiquement tous déjà construits. En effet il s’agit d’avions initialement commandés par l’Égypte avant que celle-ci ne lui tourne le dos en faveur du Dassault Aviation Rafale français.

En fait dès le mercredi 28 décembre dernier ce contrat était devenu un secret de Polichinelle, les médias d’état iraniens l’ayant dévoilé. Si les grands contours étaient connus, notamment le chiffre de vingt-quatre avions de combat et les premières livraisons au premier semestre 2023 quelques détails demeuraient mystérieux. Il n’est plus rien aujourd’hui puisqu’on sait qu’au moins quatre exemplaires seront livrés par la Russie en date du mardi 21 mars, c’est à dire dans un peu plus de deux mois.

Les dix-huit premiers exemplaires devraient pouvoir être livrés à la force aérienne de la «république» islamique d’Iran d’ici la fin de l’année. Les six autres n’étant pas encore totalement construits, ils seront sans doute livrés au cours de l’année 2024.
Si officiellement la Russie présente le Sukhoi Su-35 Flanker-E comme un avion de combat multi-rôle de génération 4.5 la réalité des faits est assez différente. Déjà les Iraniens le considèrent comme un chasseur de supériorité aérienne dédié donc exclusivement aux missions à caractère air-air.

Dans ce scénario il apparait donc évident que les Iraniens ont (enfin) trouvé un successeur à leurs vieux Grumman F-14A Tomcat acquis du temps du shah. Pour mémoire l’Iran fut le seul client de cet avion à géométrie variable conçu initialement pour l’aéronavale américaine.
Le contrat signé entre Téhéran et Moscou consiste également dans la fourniture d’un nombre non divulgué d’hélicoptères d’assaut Mil Mi-17 Hip-H et de missiles sol-air longue portée S-400. Ces derniers auront sans doute pour rôle premier de remplacer les vieux S-200 datés de l’ère soviétiques et remis au goût du jour en 2005-2007.
Affaire à suivre.

Photo © ministère russe de la défense.

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8 COMMENTAIRES

  1. Le grand Marcel disait d’un bel avion que c’est un avion qui vole bien.
    Pour ma part, le Su 35 ne dément pas cette foi dans le beau.
    .
    Ce va juste faire bizarre aux pilotes de passer du cadran aux affichages numériques, avec en prime une capacité d’évolution qui va demander du temps à développer, et plus encore à maintenir.

  2. En fait ce contrat fait partie d’un deal plus large entre les deux pays. Un échange de Su-35, Mil mi17 et S-400 contre des missiles balistiques iraniens et sans doute d’autres matériels comme des drones pour continuer cette guerre de la terreur. Dans cette affaire il ne faut pas oublier Israël qui voit d’un très mauvais oeil ce contrat et qui maintenant va sûrement se ranger du côté de l’Ukraine, elle qui restait quelque peu à l’écart de ce conflit, et ainsi commencer des livraisons d’armes car jusqu’à maintenant l’aide militaire israélienne à l’Ukraine était simplement des équipements de protection, casques, gilets par balles, protection contre les mines.

    • Oui il est quasi officiel que si l’iran livre des missiles balistiques a la Russie, Israël livrerais des systèmes anti-missile a l’ukraine en échange des débris récupérer des missiles. Il en était de même pour les drones suicide iranien, Israël livre des système anti-drone contre les épaves abattu. Ca leur permet a la fois d’en savoir plus sur la menace tout en testant le matériel sur le terrain.

  3. J’ai une pensée émue pour la Turquie qui se retrouve avec un voisin de plus avec des avions supérieurs, après la Grèce, l’Egypte, Israël, bientôt l’Iraq. Reste plus que la Roumanie et la Bulgarie.
    Peut être que cela finira de faire pencher la balance pour l’acceptation par le congrès américain de livrer des F16V.

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