Depuis plusieurs jours l’Iran frappe ses voisins du Golfe, l’Irak n’y faisant pas exception. Une situation qui a, si on en croit la presse locale, poussé le gouvernement de Bagdad à faire accélérer d’éventuels pourparlers avec Paris autour du Dassault Aviation Rafale. Il serait désormais question d’un peu plus que les quatorze avions jusque là évoqués, puisque les Irakiens chercheraient à racheter en plus une dizaine d’avions de seconde main auprès de l’Armée de l’Air et de l’Espace. Une solution d’urgence, liée à l’instabilité née de la guerre déclenchée par les Américains et les Israéliens.
Racheter des Rafale F3-R ou F4-1 de seconde main auprès de l’Armée de l’Air et de l’Espace vous apparaît comme une idée idiote ? Si la réponse est oui c’est que vous avez la mémoire courte. En effet c’est comme ça que la Grèce a obtenu ses premiers exemplaires et la Croatie l’intégralité des siens. Le principe ne fait pas forcément que des heureux en France, même si les avions sont compensés derrière par des commandes de l’État.
En fait les Irakiens ont compris que l’avion de combat français est aujourd’hui la meilleure machine sur le marché pour permettre de stopper les missiles balistiques et munitions rôdeuses Shahed 136 tirés par l’Iran. L’Armée de l’Air et de l’Espace d’un côté et la Qatar Emiri Air Force de l’autre le démontrent au quotidien avec leurs exemplaires présents dans la région. De son côté l’Al-Qūwah al-jawwiyah al-Iraqiyah a bien conscience des limites de ses General Dynamics F-16C/D/IQ Fighting Falcon contre ces mêmes armes lancées depuis l’autre côté du Golfe.
Si on en croit donc la presse irakienne Bagdad négocierait un total de vingt-quatre Rafale, dix de seconde main et quatorze neufs. Les premiers seraient à livrer en urgence, dans l’année, tandis que l’Al-Qūwah al-jawwiyah al-Iraqiyah prendrait comme tout le monde la file d’attente pour les seconds. Ces derniers seraient au standard F4 le plus avancé. Surtout la presse irakienne semble aller dans le sens d’une future volte-face vis-à-vis du Chengdu/PAC JF-17 Thunder qui avait jusque là le vent en poupe. Il semble bien retombé. Il faut dire qu’outre le Rafale les Irakiens veulent le missile air-air BVR Meteor. Ce serait actuellement la dernière pierre d’achoppement entre les deux parties sur ce dossier.
Plus que jamais le Dassault Aviation Rafale joue les game changer là où il sert. Et dans cette guerre il shoote les drones et munitions rôdeuses de Téhéran un peu comme s’il s’agissait de tir aux pigeons. Et ce même si la France ne participe pas à la guerre et se contente de positions défensives aux profits de nos alliés locaux. Tout ça sert aussi les affaires de l’avionneur et de son carnet de commandes, qu’il soit actuel ou futur.
Affaire à suivre.
Photo © Polemiki Aeroporia
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3 réponses
Excellente nouvelle pour Dassault mais encore une fois peut-être moins pour notre armée de l’air. Certes si elle cède 10 Rafale de seconde main à l’Irak, ils seront (j’espère) remplacés par des avions neufs, oui mais quand ? Vu le plan de charge actuel de livraison des Rafale elle risque d’attendre un moment. De plus pas certain que le coût d’acquisition soit bien intégré dans la loi de programmation militaire… Affaire à suivre comme vous le dîtes souvent.
Peut-être que les dix Rafale de seconde main qu’espère l’Irak, viendraient-ils du Qatar ? Les Qataris ont plus d’avions modernes que nécessaire, avec des F-15, des Rafale et des Eurofighter. D’ailleurs ils ont accepté de revendre leurs Eurofighter à la Turquie qui en a besoin d’urgence. Donc on peut imaginer le même procédé avec les Rafale du Qatar, quitte à ce qu’ils en recommandent ensuite des nouveaux appareils pour combler ceux revendus, et en plus ils seront ainsi de dernières générations..
Aucune source ne parle du Qatar. Les Irakiens n’entretiennent d’ailleurs pas de très bonnes relations avec les Qataris. Par contre elles sont excellentes entre Bagdad et Paris.