C’est le plus mythique des chasseurs de l’Islamic Republic of Iran Air Force, et pourtant depuis le début de la guerre il est aux abonnés absents. Officiellement trente-cinq Grumman F-14 Tomcat sont encore en dotation dans les rangs iraniens, sur les quatre-vingt reçus en 1974. Pourtant aucun à ce jour n’a pointé le bout de son nez pour tenter de chasser les avions américains et israéliens du ciel d’Iran. Du coup on ne peut que se perdre en conjectures sur l’état réel de la flotte de défense aérienne dans ce pays.
Ils sont des reliquats de l’époque durant laquelle le shah d’Iran entretenait des relations cordiales avec l’Amérique et lui achetait des aéronefs comme les McDonnell F-4D/E Phantom II, les Northrop F-5E/F Tiger II, les Lockheed P-3F Orion, ou encore les Bell 214B Isfahan. Et donc les Grumman F-14A Tomcat qui nous intéressent ici.
Tout s’est écroulé en 1979 après la révolution islamique et l’émergence du régime des ayatollahs et des mollahs.
Pour autant la majorité de ces aéronefs demeurent en service dans les rangs iraniens. Certains d’entre eux ont déjà souffert des raids américano-israéliens du début du conflit actuel. Et d’autres brillent par leur absence, à l’image des F-14 Tomcat dont on sait pourtant depuis juin dernier qu’ils font parties des cibles de choix de l’aviation israélienne. Cinq exemplaires avaient alors été détruits. Et c’est peut-être pour cela que les Iraniens ne les exposent pas. Sans doute savent-ils que ces biréacteurs à géométrie variable seraient radicalement abattus en plein vol par les avions de Heyl Ha’Avir et de l’US Air Force bien plus modernes et mieux armés.
Pour autant malgré leur âge les Grumman F-14 Tomcat disposent d’une capacité de tir air-air BVR très inhabituelle sur un chasseur aussi vieux. Ils doivent cela au couple radar AN/APG-71 et missile AIM-54A Phoenix. Cette célèbre arme avait été fournie à plusieurs centaines d’exemplaires aux Iraniens, et plusieurs dizaines seraient encore en dotation. Avec ses 130 kilomètres de rayon d’action et sa vitesse maximale de Mach 4.3 il demeure un vrai danger pour la coalition américano-israélienne. Par ailleurs les Tomcat iraniens emportent classiquement des missiles air-air AIM-7D Sparrow et AIM-9J Sidewinder à respectivement courte et moyenne portée.

Peut-être que d’ici la fin du conflit l’Islamic Republic of Iran Air Force aura trouvé un créneau pour permettre à ces avions de vivre ce qui ressemble à leur dernier conflit. Les F-14 Tomcat ont plus de 50 ans de service et ne volent plus, hors meetings aériens, qu’en Iran. Leur absence dans cette guerre est largement remarquée.
Affaire à suivre.
Photos © IRIAF
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6 réponses
Pour la petite histoire je F-14 Tomcat est né en partie grâce au Shah d’Iran qui la en partie financé.
Bonjour je suis désolé de vous contredire mais ce que vous écrivez est faux. Le Grumman F-14 Tomcat est né parce qu’il a remporté le programme VFX face General Dynamics F-111B Ardvaark. C’était un pur programme US Navy.
En tout cas, ils ne sont pas au Koweït….
Je sais , elle était facile celle-là.
OK. Je sors.
Pourtant les Koweïtis y ont cru…
C’est peut-être ça l’idée. Tant que personne ne les a vus, tout le monde croit les voir un peu partout.
ça a marché au moins une fois.
Il y a une inversion dans la phrase « les Tomcat iraniens emportent classiquement des missiles air-air AIM-7D Sparrow et AIM-9J Sidewinder à respectivement courte et moyenne portée »: en fait le Sidewinder est un IR à courte portée et le Sparrow un EM à moyenne portée…