Il s’agit de machines produites sous licence yougoslave durant la guerre froide. Ce jeudi 16 avril 2026 la Bosnie-Herzégovine a annoncé avoir commandé six Agusta-Westland AW.119Kx Koala afin de remplacer ses quatre actuelles Soko SA.341 Gazelle. C’est l’usine Leonardo Helicopters de Philadelphie aux États-Unis, là où sont notamment produits les TH-73A Thrasher de l’US Navy, qui assemblera les machines en question. De ce fait cette vente italienne est soumise l’approbation de l’administration Trump.
Les quatre Gazelle bosniaques, une SA.341H et trois SA.341L, font partie des cent trente-deux hélicoptères de ce genre produits sous licence yougoslave à partir de 1971. Ils furent pris en compte par les forces de ce pays européen aujourd’hui disparu puis lors de son éclatement furent disséminés dans les différentes nouvelles nations qui en ont découlées. Outre la Bosnie-Herzégovine la Croatie et Monténégro en utilisèrent et les ont depuis remplacés tandis que la Serbie en fait encore voler.
Les Gazelle bosniaques sont actuellement des hélicoptères de reconnaissance et de surveillance, mais aussi d’appui aérien tactique via l’emport de paniers lance-roquettes. Ces hélicoptères arborent une livrée particulièrement martiale, réhaussée par les marquages de nationalité au niveau du Fenestron. L’unique SA.341H assure également des missions de liaisons et d’entraînement.
De l’aveu même des militaires bosniaques les six AW.119Kx ne seront pas armés. On pourrait alors croire que la Bosnie-Herzégovine va perdre en capacité opérationnelle ? C’est en fait assez faux. En effet les missions d’appui tactique rapproché et d’attaque légère sont désormais dévolus à des drones Baykar Bayraktar TB.2 d’origine turque.
Par rapport aux Gazelle les Koala apporteront un vrai plus en matière d’accueil de personnels, de sécurité à bord, et de polyvalence. C’est un véritable gap qui attend les mécanos et pilotes entre ces deux modèles d’hélicoptères, de générations très différentes.
L’AW.119Kx Koala était en compétition face au Bell 407GXi américain. La balle est désormais dans le camp de l’administration fédérale des États-Unis qui doit donner son feu vert à ce contrat, eut égard à l’assemblage à Philadelphie des six hélicos d’origine italienne. Espérons que la dégradation des relations italo-américaines ne soit pas un frein au contrat.
Photo © Sam Wise
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