Vingt-quatre heures après le drame qui a coûté la vie aux personnels de l’US Air Force et du contractor présents à bord de l’avion on en sait désormais un peu plus. Ce lundi 15 juin 2026 en fin de matinée un bombardier stratégique Boeing B-52H Stratofortress s’est écrasé à Edwards AFB en Californie. L’avion réalisait un vol d’essais avec huit personnes à son bord. Il s’est embrasé en heurtant le sol, ne laissant aucune chance de survie aux membres de son équipages.
C’est le pire accident d’un tel avion depuis la guerre froide, en terme de pertes humaines. Et cela s’explique par le fait qu’il ne s’agissait pas d’un B-52H Stratofortress opérationnel. Ce bombardier stratégique, serial 60-0061, appartenait au 419th Flight Test Squadron. Cette unité d’essais en vol est notamment engagé dans le processus de modernisation de ces vénérables avions conçus au cours des années 1950 et qui doivent prochainement voir leur motorisation et leur avionique largement rajeunies.
Sur le déroulé de l’accident on sait donc désormais que le Boeing B-52H Stratorfortress a décollé de la piste 05R/23L d’Edwards AFB, celle réservée notamment pour les plus gros avions en tests sur place. Il était 11 heures 19 en heure de la côte ouest des États-Unis. Alors que l’équipage faisait grimper son avion vers l’altitude de croisière il a très vite décroché et s’est écrasé en seuil de piste. Il était 11 heures 20, le vénérable octoréacteur venait de se transformer en boule de feu. Il a ainsi piégé ses huit membres d’équipages, parmi lesquels des ingénieurs d’essais. Tous sont morts sur le coup. Certains étaient des civils appartenant à une entreprise dont le nom n’a pas été révélé par le Pentagone.
Contrairement à ce que certains médias peu regardant sur la véracité des faits ont pu écrire le Boeing B-52H Stratofortress ne transportait aucun armement, encore moins nucléaire. Certains iraient loin dans l’approximation et même le mensonge afin d’offrir du sensationnel par delà ce drame humain. De la même manière aucune image ne permet d’attester formellement que l’avion ne possédait pas ses huit turboréacteurs d’ancienne génération Pratt & Whitney TF33-P-3/103 qui auraient été remplacés par des exemplaires d’un modèle Rolls-Royce F130 plus récents.

Edwards AFB est restée fermée à l’issu de l’accident afin de permettre aux services de secours puis aux enquêteurs de l’US Air Force de réaliser leur travail. Le National Transport Safety Board a annoncé observer de près les investigations avant de choisir de s’en autosaisir ou non.
Affaire à suivre.
Photo © US Air Force
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Une réponse
Pourtant cet avion est équipé de sièges éjectables, quatre vers le haut et deux vers le bas. Pourquoi sont-ils si rarement utilisés ?