Quoi de mieux que le Seahawk pour succéder aux Super Seasprite néo-zélandais ?

Ce contrat était dans les tuyaux de Wellington depuis plusieurs mois maintenant. Les cinq actuels hélicoptères de combat naval Kaman SH-2G Super Seasprite de la Royal New-Zealand Navy seront remplacés par un nombre équivalent de Sikorsky MH-60R Seahawk. L’hélicoptère américain déclaré vainqueur affrontait Airbus Helicopters et Leonardo dans une compétition qu’il a rapidement verrouillé. Le contribuable néo-zélandais devra débourser un peu plus d’un milliard et demi de dollars NZ.

Un montant annoncé à 1,64 millions de dollars néo-zélandais, soit environ 824 millions d’euros, ne pas comprend seulement les cinq dits hélicoptères de combat naval. On y retrouve aussi des turbines de rechange, des torpilles Mk-54, des missiles air-sol légers AGM-114R Hellfire, des roquettes guidées laser APKWS, ainsi que la formation intermédiaire et avancé puis continue des équipages et mécanos. C’est, comme toujours dans ces cas là, un package que la Royal New-Zealand Air Force et la Royal New-Zealand Navy ont choisi d’acheter ce vendredi 16 octobre 2026.
Le feu vert de l’administration fédérale des États-Unis était tombé en juin dernier, l’US Navy en ayant fait la demande pour le compte de son homologue néo-zélandaise.

Car la particularité des hélicoptères navals néo-zélandais c’est qu’ils sont mis en œuvre tout à fait logiquement par la Royal New-Zealand Navy alors même qu’ils sont la propriété exclusive de la Royal New-Zealand Air Force. En fait la première ne possède pas le moindre aéronef, même pas ceux à vocation maritime. En même temps sur un archipel comme la Nouvelle-Zélande n’importe quel avion ou hélicoptère n’est jamais loin d’avoir la moindre vocation maritime.

Rappelons que la Royal New-Zealand Air Force est une des très rares forces aériennes de la planète à avoir fait le choix de se détourner de l’aviation de chasse. Elle ne possède donc comme seuls aéronefs d’armes que ceux à vocation maritime. Il s’agit de ses quatre Boeing P-8A Poseidon et de ses cinq Kaman SH-2G Super Seasprite. Et donc à l’horizon 2029-2030 des cinq Sikorsky MH-60R Seahawk qui viendront les remplacer.

L’architecture générale du Kaman SH-2G Super Seasprite trahit quelque peu son grand âge.

Il y a quelque chose de parfaitement logique que des Seahawk viennent remplacer des Super Seasprite puisqu’ils ont initialement été pensé dans ce sens, dans le cadre du troisième programme Light Airborne Multi-Purpose System de l’US Navy. Depuis leur retrait du service en Pologne il ne reste plus que l’Égypte, la Nouvelle-Zélande, et le Pérou pour encore faire voler le méconnu hélicoptère anti-sous-marin de Kaman.

Affaire à suivre.

Photos © Royal New-Zealand Navy


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Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.
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