Pour ce nouveau kézako encore un terme anglophone. Utilisé depuis une quinzaine d’années environ, souvent à toutes les sauces, par les industriels du secteur aéronautique de défense ce terme est essentiel à quiconque veut commercialiser un aéronef de combat. Le combat proven se traduit par la capacité d’un aéronef à avoir fait ses preuves au combat. Il a été particulièrement utilisé en France dans le cadre du Dassault Aviation Rafale et commence à faire son retour avec le Lockheed-Martin F-35 Lightning II.

Pour qu’un avion soit déclaré combat proven il doit en effet avoir été engagé par son client d’origine, souvent le pays de son constructeur et ce dans toutes les phases de son éventail d’engagement. C’est ainsi qu’en France la Rafale ne fut considéré comme combat proven qu’après les raids aériens menés contre la Libye du colonel Khadafi ou plus récemment lors des engagements au-dessus des forces djihadistes en Irak puis en Syrie. Le fait d’être capable de mener également des missions de renseignement et de police du ciel a favorisé la reconnaissance du statut de combat proven.

Par contre le fait que les Rafale B français soient aptes aux missions de dissuasion n’entre pas en ligne de mire puisque l’avion n’est pas proposé à l’export comme vecteur de frappe nucléaire.

Le Rafale, l’un des exemples récents d’aéronef combat proven.

Voilà désormais vous saurez, si jamais ce n’était pas encore le cas, ce que signifie l’anglicisme combat proven dans le cas d’un aéronef de combat. Il faut savoir qu’il est désormais aussi adapté pour certains modèles de navire de guerre ou de blindés terrestres, même si cette expression vient originellement du jargon aéronautique.

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