Le début d’année c’est souvent l’occasion de tirer les enseignements de l’année écoulée. Et 2019 n’y fait pas exception. Pour nous autres passionnés d’aviation nous pouvons notamment regarder de près si 2018 a été ou non une année durant laquelle les accidents d’aéronefs ont progressé, et par ricochet les décès. Unanimement les experts sont assez positifs malgré que 917 personnes aient perdu la vie dans des écrasements, explosion, ou sorties de pistes d’avions et d’hélicoptères. Ce nombre concerne autant l’aviation civile que militaire.

Ces 917 victimes décédées ont été comptabilisés par les experts de l’excellent site néerlandais ASN (pour Aviation Safety Network) mais il faut savoir que parmi elles on retrouve 556 personnes tuées dans des accidents d’avions commerciaux, soit 60,63% de ce total. Les autres ont trouvé la mort à bord d’avions de tourisme, d’hélicoptères légers, d’avions d’affaire ou d’avions militaires.

C’est d’ailleurs un de ces derniers, un Ilyushin Il-76 algérien qui demeure en 2018 l’accident le plus meurtrier avec 257 victimes. Un crash qui rappelons-le avait profondément choqué l’opinion publique algérienne par la nature des victimes : des familles de militaires avec de nombreux enfants. En dehors de ce cas à part les deux drames les plus lourds durant l’année écoulée sont bel et bien des avions de ligne.

Les deux ont concerné le même type d’appareil : le Boeing 737, court / moyen-courrier best-seller du constructeur de Seattle. Le premier en mai 2018 a concerné un vieux modèle 737-200 Advanced immatriculé au Mexique qui s’est écrasé non loin de l’aéroport cubain de La Havane. Le second a eu lieu à l’automne dernier en mer de Java et touchait cette fois ci un très moderne 737-8 Max indonésien.

Parmi les accidents d’aéronefs militaires qui ont endeuillé et tristement marqué cette année passée on ne peut pas passer sous silence le crash du Hawk T Mk-1 des Red Arrows en mars ou encore celui de la Gazelle de l’ALAT en Côte d’Ivoire quelques jours seulement avant les festivités du 14 juillet.
Enfin n’oublions pas les six militaires américains tués dans une collision en plein vol en décembre près des côtes japonaises.

On pourrait se dire que 917 morts c’est énorme, et encore beaucoup trop. Et on aurait totalement raison. Sauf que ce nombre est à mettre en relation avec les centaines de millions de passagers annuels de l’aviation commerciale, les centaines de milliers de membres d’équipages d’aéronefs civils et militaires, mais également les personnels de piste qui souvent sont eux-aussi victimes (collatérales) de ces écrasements quand ils ont lieu sur le tarmac.
Au final 917 morts c’est un aller-retour entre l’Amérique du nord et l’Europe sur un Airbus A380 lambda. Énorme et si peu à la fois.

Photo © Wikimédia Commons.

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