L’avion ne sera pas en service avant au plus tôt trois ans et demi que déjà il subit une modification majeure. L’US Air Force a fait savoir au Pentagone et à Boeing qu’elle souhaitait qu’une partie de ses futurs avions d’entraînement T-7A Red Hawk soient adaptés à l’entraînement spécifique des manœuvres de combat aérien. Le futur avion pourrait alors être désigné F/T-7B Red Hawk. C’est aussi une évolution doctrinale pour l’aviation militaire des États-Unis.

Pour autant cela ne concernerait que 15 à 20% de la flotte globale des Boeing T-7A Red Hawk commandés par l’US Air Force. Les autres demeureraient de classiques jets d’entraînement avancé. Les besoins de l’aviation militaire américaine semblent pourtant bien réels dans ce domaine. D’ailleurs ça n’a rien d’une nouveauté puisque durant la guerre froide Northrop fabriqua plusieurs AT-38A/AT-38B Talon d’entraînement au tir spécialement à la demande des aviateurs américains. Il est logique que son successeur suive la même voie.

Ce futur Boeing F/T-7B Red Hawk devra donc être capable de former les futurs pilotes de chasse de l’US Air Force aux manœuvres spécifiques du combat aérien. Jusque là rien de très difficile pour l’avion conçu conjointement avec l’industriel suédois Saab. C’est la B.A.-BA de tous jets d’entraînement avancé. Mais surtout il devra posséder une avionique permettant au mieux de former ces jeunes femmes et jeunes hommes à voler sur des avions comme les Lockheed-Martin F-22A Raptor et F-35A Lightning II. Un radar à antenne active d’une portée limitée à 20 miles nautiques a été avancé dans le cahier des charges Il permettrait ainsi au mieux de préparer les élèves-pilotes à leurs futures montures. Et surtout il devra pouvoir simuler mais également emporter les missiles air-air AIM-9 Sidewinder et AIM-120 AMRAAM, sans oublier le AIM-260 JATM alors en dotation et aujourd’hui encore en développement final.

Un tel jet de formation spécifiquement destiné à la chasse est une mini-révolution dans la doctrine américaine qui nous avait habitué à des avions bien plus généralistes. Pour autant on ne sait pas s’il sera bien accueilli par Boeing. En effet les chances de voir un tel avion vendu à l’export sont très minces, à moins que l’avionneur de Seattle et son partenaire suédois ne décide de l’adapter sous la forme d’un chasseur léger, à la manière du T-50 Golden Eagle sud-coréen et de sa version de combat FA-50. Mais alors ce futur avion ne viendrait t-il pas faire de l’ombre au JAS 39 Gripen conçu et vendu par… Saab. L’avenir nous le dira.

Photo © US Air Force

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