Cette fois il semblerait que l’Argentine se soit trouvé un avion de chasse. Le ministère argentin de la défense a fait savoir qu’il ambitionnait d’acquérir un lot de dix chasseurs biplaces légers KAI FA-50 Fighting Eagle. Le gouvernement sud-coréen en a été avisé mais doit attendre le feu vert du Congrès américain en raison de la présence en grand nombre de composants construits aux États-Unis. Si le contrat est approuvé l’Argentine pourrait retrouver un début d’aviation de chasse digne de ce nom d’ici 2022.

Depuis l’automne 2015 et le retrait du service des derniers Dassault Mirage IIIEA/DA et des Mirage 5 cette petite force aérienne sud-américaine ne possède plus chasse. Ses réelles capacités de combat air-air ont alors disparu, malgré la présence dans l’arsenal des Lockheed-Martin A-4AR Fightinghawk. Ces avions sont de lointain dérivés du célèbre Douglas A-4 Skyhawk de la guerre froide, et sont bien plus des chasseurs-bombardiers que de véritables avions de combat.

Alors disons le clairement les Korean Aerospace Industries FA-50 Fighting Eagle ne sont pas la panacée. Ils ne permettront pas à l’Argentine de retrouver la gloire d’antan de son aviation de combat. Ces chasseurs supersoniques légers sont dérivés du célèbre avion d’entraînement avancé T-50 Golden Eagle et ont été doté d’une avionique leur permettant de remplir des missions diverses : combats air-air, attaque au sol avec munitions de précision, ou encore reconnaissance tactique à l’aide d’une nacelle d’intrados de fuselage. D’ailleurs son constructeur le présente comme une alternative à bas coût aux chasseurs de génération 4.5 type Dassault Aviation Rafale ou Eurofighter Typhoon. À quel parallèle stupide ne seraient pas près ces commerciaux…

Malgré une compétition assez âpre donc le KAI FA-50 Fighting Eagle a été sélectionné par l’état-major argentin. Seulement dix machines devraient être commandées, les finances du pays ne pouvant pas en supporter plus. Mais au fait quels autres avions a t-il eu comme adversaire dans la compétition ? L’Argentine a reconnu lui avoir opposé le JAS 39C/D Gripen suédois, le JF-17 Thunder sino-pakistanais, le Kfir Block 60 israélien, et le L-159 ALCA tchèque. Objectivement le meilleur choix aurait sans doute été le premier d’entre-eux mais le Gripen est sans doute bien trop onéreux pour les généraux et décideurs politiques argentins.

Désormais donc tous les regards sont tournés vers Washington et le Congrès américain. Lui seul peut invalider désormais ce futur contrat. En effet plus d’un tiers des composants du FA-50 Fighting Eagle proviennent de sous-traitants implantés aux États-Unis, et de ce fait le pouvoir politique américain possède un droit de regard et de véto sur ce genre de marchés. Mais les bonnes relations entre les trois pays devraient favoriser une issu heureuse pour les Argentins.

Photo © Republic Of Korea Air Force.

 

Publicité

3 COMMENTAIRES

  1. La marine argentine a encore des super étendard ( bien qu’a priori pas beaucoup sont en état de vol a part peut-être les 5 SEM acquis récemment )…C’est sur que ça doit râler du cote de l’armée de l’air…Ils n’ont pas grand chose pour la l’intervention dans leur espace aérien qui est quand même pas mal étendu..D’un autre coté , pas beaucoup de menaces à gérer…

    • Sauf que les Super Étendards argentins sont utilisés pour l’assaut et non la défense aérienne. Grosse différence avec les avions de la Fuerza Aérea.

  2. Le Gripen a beaucoup de composants britanniques, un véto de Londres aurait été fortement probable, le différent sur les Malouines n’étant pas réglé.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Merci d'écrire votre commentaire !
Merci de renseigner votre nom