Le trafic aérien mondial est dans la tourmente depuis le début de la pandémie de Covid19. Par répercussion logique les deux mastodontes du marché, Airbus et Boeing, voient leur production très lourdement impactée. L’avionneur européen stoppe temporairement ses activités en Allemagne et aux États-Unis, tandis que son concurrent américain ne produit désormais plus aucun avion de ligne. Les aéronefs militaires des deux industriels ne semblent cependant pas concernés à l’heure actuelle par ces décisions.

Déjà empêtré depuis plus d’un an dans le scandale du 737 Max le constructeur Boeing a donc été obligé de fermer temporairement ses trois principaux sites d’assemblages d’avions de ligne. Les usines d’Everett et de Renton dans l’état de Washington mais également celui de Charleston en Caroline du sud sont donc à l’arrêt. La production est désormais de zéro.
Les derniers avions de ligne encore en production ont été terminés d’assemblage avant la fermeture de ces sites industriels réalisée ce lundi 6 avril 2020 au soir.

Il n’y a donc plus aucun assemblage de biréacteurs Boeing 737 Max, 767, 777, et 787 Dreamliner. Les quadriréacteurs très gros porteurs 747-8 Intercontinental sont également stoppés. Il en va de même des avions d’affaire BBJ réalisés à partir d’avions commerciaux de série.
Les productions d’aéronefs militaires n’étant pas (encore) concernées par ces fermetures d’usines et d’ateliers les assemblages des C-40 Clipper et P-8 Poseidon pourtant dérivés des 737, et des KC-46 Pegasus dérivés du 767 se poursuivent. Seuls les avions destinés aux forces américaines sont encore produits, ceux construits pour l’export sont mis en attente.

La presse économique américaine estime qu’environ 70 à 72% du personnel de Boeing est donc aujourd’hui en chômage partiel. Sauf que celui-ci n’est garanti que pour environ les deux-tiers d’entre-eux, et encore uniquement pour une durée de dix jours ouvrés. Le reste doit se débrouiller dans un pays qui considère toujours les aides sociales comme un privilège et non comme un droit.

La situation chez Airbus est pour l’instant globalement moins sinistre. Seuls les usines allemandes de Brême et de Stade (non loin toutes deux de Hambourg) et aux États-Unis les ateliers de Mobile dans l’état de l’Alabama qui sont concernés. La production donc des monocouloirs A319, A320, et A321 y est momentanément à l’arrêt.
En France et au Royaume-Uni les activités industrielles de l’avion avaient marqué une pause fin mars afin de faire progresser les défenses sanitaires des personnels face à ce coronavirus Covid19. Elles ont repris de manière plus lente. C’est vers cela qu’on s’achemine en Allemagne.

Photo © Wikimédia Commons.

 

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